
Le dialogue entre l’État et les entreprises s’intensifie. Les deux parties se concertent pour trouver des solutions aux blocages qui ralentissent le développement des activités du secteur privé.
Une rencontre de travail réunissant le ministère de l’Industrialisation et du Développement du secteur privé (MIDSP), les groupements d’opérateurs économiques et plusieurs représentants du secteur privé s’est tenue, mardi dernier, au stade Barea Mahamasina. Cet événement, présenté comme un jalon stratégique, vise à consolider les positions et à affiner les priorités avant les prochaines Assises pour la relance économique, qui seront lancées officiellement lundi prochain. Lors des échanges, les participants ont parlé de transformer les recommandations en décisions opérationnelles, suivies et mesurables. « La priorité est de mettre en œuvre les décisions prises afin que les discussions ne restent pas de simples déclarations d’intention », a martelé le ministre Andriniaina Rasoarahona, appelant à une dynamique plus concrète et orientée vers l’exécution. Même ligne du côté de l’administration technique. Le directeur général du Développement du secteur privé, Lala Disaine, a insisté sur la nécessité d’un suivi effectif des engagements qui ressortent des concertations. L’objectif affiché est de sortir d’un cycle où les diagnostics se répètent, sans mécanismes clairs de mise en œuvre. Dans cette optique, les discussions ont particulièrement mis l’accent sur des leviers jugés déterminants par les acteurs économiques, notamment l’amélioration du cadre légal et l’accès au financement, dans un contexte où la confiance et la visibilité restent des facteurs clés pour l’investissement.
Valorisation. Autre sujet mis en avant, la promotion du « Label Malagasy », perçu comme un outil de valorisation de la production locale et de renforcement de la compétitivité. La simplification des procédures fiscales et douanières a également été mentionnée comme une attente forte, au regard des contraintes administratives que les entreprises disent subir au quotidien. Les représentants du secteur privé ont, de leur côté, demandé des réponses plus rapides et des résultats vérifiables. Le président du Syndicat des Industries de Madagascar (SIM) a exprimé l’espoir de voir aboutir des solutions concrètes aux demandes déjà soumises par les entrepreneurs malagasy. Pour le groupement Fikambanan’ny Orinasa Malagasy (FOM), la perspective est celle d’une feuille de route orientée vers la défense des intérêts des opérateurs. « La feuille de route qui sera mise en place à l’issue des Assises économiques vise à défendre les intérêts des entrepreneurs malagasy », a affirmé l’un de ses membres. Au-delà des organisations patronales, d’autres composantes du tissu économique, comme les coopératives de transport et les groupements de femmes entrepreneures, souhaitent être davantage associées à l’élaboration des cadres juridiques et des normes destinés à assainir l’environnement des affaires. Présentée comme un outil d’évaluation et d’analyse de la situation actuelle, cette Mini-Assise doit désormais déboucher sur un message unifié : porter, aux Assises économiques, des décisions structurées capables de soutenir le développement des entreprises malgaches.
Antsa R.


