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lundi, janvier 26, 2026

Depuis hier après-midi, l’état du barrage hydroagricole de Tolongoina suscite l’inquiétude, non seulement des riverains d’Ampahitrosy, mais également des habitants des zones avoisinantes traversées par la Sisaony.

Digues,

Ce qui est le plus redouté est la rupture de la digue, entraînant une inondation sur l’Atsimondrano, menaçant quelques zones habitées et surtout les vastes étendues de rizières. Si l’évolution de la situation est suivie de près, voire en temps réel, par l’Autorité pour la protection contre les inondations dans la plaine d’Antananarivo (APIPA) et le Bureau national de gestion des risques et des catastrophes (BNGRC), il n’en demeure pas moins que les propriétaires des terres agricoles et les habitants de la zone concernée, menacés par l’inondation en cas de rupture(s) importante(s) de la digue, risquent l’insomnie pendant les prochains jours, jusqu’à ce que tout risque soit écarté. On se rappelle l’inondation d’une partie de l’Avaradrano en mars 2025, du côté de Sabotsy Namehana, après la rupture de la digue et la montée des eaux de la rivière Mamba. Quelques années auparavant, une crue encore plus importante au même endroit a laissé des quartiers entiers sous plusieurs mètres d’eau.

Le risque d’inondation est réel pour la plaine d’Antananarivo, dès que les digues présentent quelques signes de fragilité. Raison d’être de l’APIPA, la prévention est, certes, au cœur d’activités régulières avant, pendant et après la saison des pluies. Mais les seuls véritables remparts qui protègent des inondations de grande ampleur comme celles de 1959, 1974, 1977 et 1982 sont les digues. Leur origine remonte aux XVIe et XVIIIe siècles. Et même si les ouvrages de drainage et de dérivation ont été construits bien plus tard, les digues d’Antananarivo restent, au final, la pièce maîtresse du dispositif de protection. Dans le vaste programme de construction de digues plus résistantes aux endroits stratégiques de la plaine d’Antananarivo, décidé au lendemain du drame de 1959, seule la première phase a pu être achevée : la digue qui longe l’Ikopa… Et ne parlons pas du Betsimitatatra, victime de remblais à outrance au fil des années, troublant le mécanisme de drainage. Car ce volet des remblais constitue un tout autre chapitre, bien complexe, face aux ambitions de construire — ici aussi, à outrance — au détriment de tout le reste…

Hanitra R.

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