En réaffirmant le « ni…ni » par rapport au conflit russo-ukrainien, le Premier ministre Christian Ntsay a recadré la position de Madagascar au lendemain du vote de la résolution des Nations Unies condamnant les référendums d’annexion des quatre régions d’Ukraine par la Russie.
Selon la Constitution, « le Premier ministre conduit la politique générale de l’Etat, a autorité sur les membres du gouvernement dont il dirige l’action ». A ce titre, il a mis les points sur les « i » et les barres sur les « t » après le vote de Madagascar qui n’aurait pas été décidé de commun accord avec les deux chefs de l’Exécutif. Le vote n’aurait pas particulièrement et préalablement obtenu le « oui » du président de la République qui est l’acteur majeur de la politique étrangère de l’Etat. Outre la défense nationale, la diplomatie fait effectivement partie du second domaine de compétence privilégié du chef de l’Etat. L’usage et la lettre de la Constitution consacrent la prééminence du président de la République en matière de politique étrangère. Les relations extérieures appartiennent aux domaines réservés du président de la République qui a tous ses mots et ses maux à dire dans la conduite de la politique étrangère de Madagascar. Le ministre en charge de ce domaine est tenu de suivre l’orientation définie par le locataire d’Iavoloha, quand bien même il serait le chef de la diplomatie. En ne se référant pas à qui de droit, le ministre des Affaires Etrangères a fait en quelque sorte preuve d’insubordination hiérarchique. Qui plus est, il s’agit d’un ministère de souveraineté. Or, le président de la République « veille à la sauvegarde et au respect de la souveraineté nationale », d’après la Constitution. Celle-là même qui donne au chef de l’Etat le pouvoir de nommer et de mettre fin aux fonctions des membres du gouvernement. L’actuel numéro 2 de l’équipe gouvernementale risque de faire les frais de l’article 54 de la loi fondamentale. D’ancien ministre des Finances et de l’Economie, il pourrait devenir ex-ministre des Affaires Etrangères.
R.O
Donc on peut déduire que le Président était d’une autre avis .
JE ME SUIS RENDU PLUSIEURS FOIS POUR AIDER LES ENFANTS MALGACHES. C EST VOTRE DROIT DE NE PAS AIDER LES EUROPEENS QUI
SOUFFRENT DE CETTE GUERRE. ON NE PEUT ETRE NI POUR NI CONTRE.. JE SUIS DECU ET TRISTE.