L’année commence à peine que les partis politiques pro-régime de Refondation annoncent les couleurs.
Élection à multiples candidatures
Successivement, trois manifestations politiques ont eu lieu ce week-end dans la capitale. Annoncés sous le couvert de présentation de vœux de Nouvel An, ces meetings sont surtout une démonstration de force pour ces partis qui se considèrent comme des soutiens engagés du pouvoir des Colonels dont, du moins théoriquement, la mission est de mener à bien le processus de transition ou intérimaire – c’est comme on veut – censé aboutir, dans les 22 mois à venir, à des élections libres et démocratiques pour l’avènement de la 5e République. Des démonstrations de force qui font justement office de préparation anticipée à ces élections à venir qui risquent, une fois de plus, d’enregistrer un record de candidatures. Outre ces trois « majeurs », la scène politique risque encore de voir une ribambelle de partis politiques, grands ou petits, qui présenteront leurs candidats. Hormis le Premier ministre Herintsalama Rajaonarivelo, qui a eu la noblesse de déclarer sa non-candidature à la présidentielle, ce ne sont pas les prétendants à la Magistrature suprême qui manquent, au niveau de l’Exécutif comme du Législatif, de la Refondation. Même la position du Colonel chef d’État demeure, jusqu’à présent, ambiguë parce que sa dernière déclaration sur cette question remonte à la fin de l’année, où il avait répondu que cela dépendrait de la volonté du peuple. Un peuple qui, pourtant, ne pourra s’exprimer légalement et légitimement que par les urnes d’une présidentielle d’ici deux ans. En attendant, ce départ en ordre dispersé et la probable entrée en lice des tenants de la transition ou de l’intérim risquent, une fois de plus, de mener vers des élections à multiples candidatures, avec ce que cela suppose de folklore et de guerre de leadership.
R.Edmond.



