La question électorale s’impose désormais comme le principal marqueur de la relation entre Madagascar et la communauté internationale. Lors d’une réunion entre l’équipe de l’Union européenne et le président de la Commission électorale nationale indépendante, Thierry Rakotonarivo, un message central a été réaffirmé, selon Roland Kobia, ambassadeur de l’Union européenne. Des élections libres et transparentes doivent être organisées dans un délai de 24 mois. Un impératif présenté comme partagé, non seulement par le régime de la Refondation, mais aussi par l’ensemble des partenaires internationaux. Au sortir de la rencontre, Roland Kobia a posé le cadre sans détour. « Les élections libres et transparentes sont une priorité de la Refondation de Madagascar et de l’Union européenne », a-t-il déclaré. Derrière cette affirmation se dessine une convergence d’intérêts. Pour les autorités malgaches, il s’agit de consolider leur légitimité politique et, pour la communauté internationale, de refermer durablement les cycles d’instabilité qui fragilisent le pays depuis des décennies. Le calendrier, lui, est au cœur des exigences. Le délai de 24 mois n’est pas présenté comme un simple objectif indicatif, mais comme une échéance structurante. « Le travail doit être soutenu à tous les niveaux pour être prêts dans le délai de 24 mois », a insisté Roland Kobia. Cette précision traduit une attente forte en matière d’anticipation, de planification et de coordination entre les institutions concernées, au premier rang desquelles la CENI. Toute velléité, de la part des dirigeants actuels, de prolonger la situation de fait actuelle est préjudiciable pour la crédibilité du pays et expose le régime à des risques de sanctions. Au-delà de l’Union européenne, la position exprimée reflète celle de la communauté internationale dans son ensemble. Les partenaires extérieurs convergent sur un même point, selon lequel la stabilité durable de Madagascar passe par des élections inclusives, crédibles et organisées dans des délais clairs.
Rija R.


