
Les Barea ont fait oublier à leurs compatriotes que Madagascar figure parmi les cinq pays les plus pauvres du monde, en montrant la grandeur de la Grande Île, presque un continent à elle seule. Leur qualification à la phase finale du tournoi CHAN a fait vibrer toute la nation, dans une euphorie absolue. Cela rappelle la Coupe d’Afrique des Nations de 2019.
Les Malgaches ont pris la main sur la SADC et repris le kabeso de l’ampanjaka Toera. Il reste désormais la coupe… « Ramener la coupe à la maison ! », tel est le souhait de tout un peuple. Pour le pays, pour la région du Sud-Ouest de l’océan Indien, pour l’Indianocéanie. D’ailleurs, les voisins, notamment les Comores, ont exprimé leur fierté : « Madagascar représente la zone », commente l’activiste comorien Youssouf Alihamidi.
Force est de constater que les Jeux des Îles de l’océan Indien (JIOI), au-delà de leur volonté d’unir les îles voisines dans une compétition placée sous le signe du fair play, poussent les athlètes à se surpasser et à améliorer leurs performances. Contrairement aux paroles calomnieuses des sceptiques, ces épreuves sportives constituent des étapes cruciales de progression. Elles nourrissent l’ambition.
Il convient également de remercier le sélectionneur Romuald Rakotondrabe alias « Rôrô ». Certes, c’est son travail, mais il a démontré son amour pour la patrie. De plus, son humilité, sa volonté et son courage sont des qualités exemplaires. Il avait confiance en ses poulains.
Tout cela conduit à dire que les Barea sont devenus des modèles. Il ne suffit pas de dire « Masina ny Tanindrazana » pour prouver son amour de la patrie : il faut retrousser ses manches et mouiller le maillot. Ces hommes ont prouvé que « Madagascar is ready for everything », comme le chante Dax. Oui, ils se sont préparés à toute éventualité. Ils semblent porter en eux le courage des nationalistes et martyrs d’antan. Avec les moyens du bord, ils se sont donné corps et âme.
En réalité, les politiciens devraient avoir honte. Au lieu de faire leur examen de conscience, ils s’érigent en profiteurs sur le dos de ces braves. « La victoire a mille pères ! ». Bien entendu, le soutien n’est pas condamnable en soi. Mais les excès sont visibles et ce comportement peut générer un stress inutile. Le sport, et le football en particulier, doit rester avant tout une source d’épanouissement. Les joueurs prennent du plaisir et se régalent. Bref, c’est un spectacle. Or, si la pression devient trop forte, alors le ballon risque de devenir… carré ! « Laissons-les savourer cette finale. Notre rôle est de les applaudir, pas de les étrangler », a rappelé un entraîneur conscient de l’enjeu du championnat.
En définitive, le samedi 30 août prochain, quel que soit le résultat, les Malgaches n’ont aucun droit de critiquer les Barea, déjà érigés en héros nationaux. Eux seuls connaissent la réalité du terrain rectangulaire, bien plus que les téléspectateurs vissés sur leur canapé, bière à la main, devant leur petit écran. N’ayant jamais donné un seul coup de pied dans un ballon, certains « fouteux de salon » osent comparer le Championnat d’Afrique des Nations de football à la Ligue des champions. Une erreur fondamentale de première catégorie.
Ceci dit : « Alefa Barea ! » Le cœur des Malgaches battra au rythme des corners, des coups francs et des penalties…
Iss Heridiny
Madagascar a été rétrogradé au 4ème rang des pays le plus pauvre au monde . Celui qui doit avoir honte et qui fait grossièrement de la récupération politique c’est Rainilainga avec son téléphérique , son autoroute et son stade Baréa rien de » manarapenitra » . Depuis quand la critique constructive est interdite sauf si le journalisme « volomboasary » empreinte aussi la voie de la dictature de ce régime pourri !