Au début de chaque exercice budgétaire, le ministère de l’Économie et des Finances (MEF) réunit les acteurs de la chaîne budgétaire pour mettre à jour les repères et harmoniser les pratiques. Pour l’année 2026, ces journées de présentation officielle de la Circulaire d’Exécution Budgétaire (CEB) se sont tenues les mardi 3 et mercredi 4 février 2026, dans la salle de conférence de l’Immeuble Plan, à Anosy. Autour de la table : les représentants des ministères, institutions et établissements publics nationaux concernés par l’exécution du budget de l’État.
Enjeu concret. La CEB fixe, pour l’ensemble des administrations, les règles et procédures encadrant l’exécution du budget, aussi bien du côté des recettes que des dépenses. Les séances ont ainsi visé à renforcer la maîtrise des étapes clés de l’exécution, à présenter les nouvelles dispositions introduites pour 2026 et, surtout, à rappeler les points essentiels destinés à accélérer, sécuriser et optimiser l’exécution budgétaire au cours des prochains mois. Dans son intervention, le secrétaire général du MEF, Iouri Garisse Razafindrakoto, a insisté sur un principe central : le respect strict des dispositions réglementaires conditionne la fluidité des opérations et l’efficacité de la dépense publique. Un message relayé au fil des échanges techniques, où les participants ont été invités à clarifier les zones d’interprétation et à consolider les réflexes de conformité. La clôture d’hier, assurée par la Direction générale du Budget et des Finances, a également permis un retour d’expérience sur l’exercice 2025. Les discussions ont relevé une légère baisse du taux d’engagement global par rapport à la fin de l’année 2024, tout en soulignant les efforts déployés par les ministères et institutions pour répondre aux difficultés du pays. Les résultats observés dans les secteurs de l’eau et de l’électricité, ainsi que le renforcement de la sécurité, ont été particulièrement mis en avant.
Accompagnement. Pour accompagner l’application de la circulaire tout au long de l’année, le MEF rappelle l’existence d’outils d’appui, dont une plateforme « questionnaire CEB » destinée à répondre aux questions des acteurs budgétaires. L’IPFP (Ivontoeram-Piofanana ho an’ny Fitantanam-bolam-Panjakana) reste également mobilisé pour des formations et un accompagnement continu. Un dispositif présenté comme un levier pour améliorer la qualité de la dépense, renforcer la coordination inter-institutions et orienter l’action publique vers des résultats tangibles au bénéfice du développement et de la population.
Antsa R.


