Les jours sont comptés pour les ministres qui avaient deux mois pour faire leurs preuves ou pas.
Evaluation
« Nous sommes en train de procéder à l’évaluation des membres du gouvernement », a fait savoir le Colonel Michaël Randrianirina dans son message à la Nation du 31 décembre 2025. Et d’annoncer même que « des mesures vont être prises par rapport à la reconduction ou au remplacement de chaque membre du gouvernement ainsi que les responsables étatiques à leurs niveaux respectifs ». Le président de la Refondation de faire remarquer que « le moment actuel coïncide avec le délai de deux mois accordé au gouvernement ». Lors de son émission retransmise hier par les chaînes nationales et les stations proches des nouveaux tenants du pouvoir, le Premier ministre Herintsalama Rajaonarivelo a confirmé que « le délai de deux mois est écoulé ». En rappelant que « les ministres ont un devoir de redevabilité ».
Place passagère
Les propos des deux chefs de l’Exécutif de la Refondation ont provoqué le branle- bas de combat voire la panique dans les rangs des ministères. « La place de ministre est passagère », a reconnu Fanirisoa Ernaivo pour qui l’important est de travailler pour le pays. La ministre de la Justice de dénoncer sur sa page Facebook ceux qui ont fait libérer 87 détenus au lieu des 37 prévus dans la liste. « Ils devront obligatoirement réintégrer leurs lieux de détention », a-t-elle martelé. Une allusion à peine voilée à une détenue sortie irrégulièrement. « Vous allez retourner en prison quoique que vous ayez inauguré une route et même si vous êtes protégé par telle ou telle personne voire par le Christ ».
Lutte contre la corruption
Bon nombre d’observateurs ont vite deviné que la Dame de fer du gouvernement voulait parler d’une détenue qui se trouvait aux côtés d’un ministre qui l’a défendue bec et ongles à l’occasion de ladite inauguration. La Garde des Sceaux qui a réitéré sa ferme détermination de lutter contre la corruption et les « tsimatimanota », vise par la même occasion, ceux qui ont profité de la situation pour monnayer la libération de détenus autres que les prisonniers politiques.
Candidat à aucune élection
Si elles sont fondées, ces accusations portées par la ministre de la Justice pourraient coûter leur portefeuille au(x) membre(s) du gouvernement impliqué(s). Le Premier ministre a d’ailleurs insisté sur « le respect de l’Etat de droit » dans son émission au cours de laquelle il a annoncé ne briguer aucun mandat électif. « Je ne suis ni candidat à l’élection présidentielle ni aux législatives ni aux sénatoriales pour éviter d’être juge et partie ». Il préfère se consacrer à ses fonctions de chef du gouvernement dont la configuration pourrait changer. Avec des nouveaux entrants assortis de limogeages et/ou de permutations. Une sorte de « fanavaozana » dans le «Fanavaozana ».
R.O




TOLÉRANCE ZÉRO !!!!