Qui a gagné après l’attaque des 300 drones et missiles iraniens sur Israël du 13 avril dernier. Bien sûr, les belligérants ont des avis divergents. Tel-Aviv d’abord, rapporte que 99% des salves iraniens ont été détruits par ce qu’elle appelle le « dôme de fer » faisant allusion à son système de défense aérien, non sans mentionner l’appui des américains et des britanniques pour mieux montrer dont l’Etat hébreux dispose. la force de frappe ; tandis que Téhéran revendique de son opération de représailles contre l’Etat hébreux est couronnée de succès et rapporte que les objectifs ont été atteints notamment les sites militaires israéliens.
Qui dit vrai ? Les observateurs parlent plutôt de parité et empruntent le parler du foot- ball en scorant un « 1-1 ». Et maintenant ? Tout le monde, tant du côté des alliés avoués de Tel-Aviv que ceux de Téhéran sifflent l’arrêt des « jeux », personne ne veut voir une escalade de la confrontation qui risque d’embraser toute la région. Les iraniens ont d’ailleurs décrété que son opération de représailles est close mais avise que si Israël tente une réplique la réponse sera plus sévère et interpelle les Etats –Unis de rester en dehors du conflit. A croire que tous les acteurs directs ou non voudraient que la situation revienne à un statu quo ante bellum (situation d’avant-guerre) et veulent qu’on remette la balle au centre (sauf peut-être celui qui voudrait qu’on détourne les regards de l’Ukraine !!! A croire que l’on s’accommodait de ce conflit dit « par procuration » ou de « guerre froide Iran-Israël » mais qui n’entravait pas le marché du pétrole et rendait florissante celui des armes. N’est-ce pas Messieurs vendeurs de canons et les avides de puissance et de gloire, puis de toutes les façons « La violence. C’est comme une escarre, vous savez. Une fois que ça s’est installée sur vous, ça ne cesse de vous ronger » disait Maxime Chattam, un romancier spécialiste de romancier policier.
M.Ranarivao