Leur dur combat n’est visiblement pas encore près de s’achever, au vu de la grande détresse des personnes atteintes d’insuffisance rénale chronique nécessitant une dialyse régulière, car elles n’ont plus accès à ce service vital. Et ce, depuis la suspension des dialyses à la Polyclinique d’Ilafy.
Car, depuis hier, la vie des 156 patients directement concernés par cette situation ne tient plus qu’à un fil. La suspension effective de toutes les séances de dialyse dans cet établissement de santé signifie qu’ils sont en danger de mort. En raison de la non-perception de leurs salaires depuis la fin de l’année dernière, les médecins et le personnel soignant de l’établissement ont décidé de cesser leurs activités. Sans salaires, comment, en effet, continuer à assurer le service sans pouvoir faire bouillir la marmite dans leurs foyers respectifs ? Il faut bien que ce personnel privé de salaire trouve une autre activité rémunératrice.
Mais pour les patients « laissés sur le carreau », c’est la panique. Sans dialyse, l’issue est inévitablement fatale : 156 personnes risquent, en très peu de temps, de passer de vie à trépas. C’est ainsi, littéralement, une question de vie ou de mort. Pour ces patients, la poursuite de leurs séances relève de l’urgence. Car ailleurs, les structures de dialyse sont déjà saturées. Le nombre d’équipements actuellement disponibles dans les autres centres de dialyse existants, publics ou privés, ne peut plus absorber 156 nouveaux patients. Ceux-ci ont déjà entamé des démarches en vue de trouver une solution auprès des autorités en charge de la santé, puis auprès de la Primature. Mais en face, il semble y avoir un grand flou. Personne n’a de solution. Leur dernier espoir : l’appel adressé au plus haut sommet de l’État, pour y trouver secours. L’ultime espoir pour qu’une solution, quelle qu’elle soit, soit trouvée. Car leur vie ne tient plus qu’à un fil…
Hanitra R.




