
Le nombre de cas de paludisme a drastiquement chuté à Ikongo, passant de 85% à moins de 50% des consultations quotidiennes à l’hôpital de district (CHRD) depuis le début du mois de juillet. Cette diminution significative est attribuée aux actions menées par les autorités locales. Avant juillet, le paludisme représentait la grande majorité des admissions. Aujourd’hui, la tendance s’est inversée. La semaine dernière, sur les 21 patients hospitalisés, seuls dix étaient atteints de paludisme, les onze autres souffrant d’autres pathologies. Cette amélioration coïncide avec une augmentation de la fréquentation des centres de santé, notamment grâce à la gratuité des traitements antipaludiques. Le Centre Opérationnel de Réponse d’Urgence Paludique (CORUP) d’Ikongo, qui supervisait le traitement du paludisme dans les hôpitaux, les CSB II (Centres de Santé de Base II) et les prisons, commence à réduire ses activités. La surveillance et la lutte contre la maladie seront désormais entièrement prises en charge par les autorités locales jusqu’à l’éradication complète du paludisme dans la région.
Narindra Rakotobe