
Le cyclone Fytia et les fortes précipitations qui l’ont accompagné ont affecté les populations des zones basses d’Antananarivo, où les eaux de ruissellement, persistantes par endroits en raison de la saturation des sols et des niveaux élevés des cours d’eau, ont envahi les habitations.
Plus de 730 ménages, déplacés en raison des inondations lors du passage du cyclone Fytia et ayant trouvé refuge dans les sites d’hébergement d’Alarobia Morarano et de l’ANS Ampefiloha, ont bénéficié du soutien de Médecins Sans Frontières (MSF). Des kits de première nécessité pour les ménages et des kits de dignité pour les femmes ont été distribués, de même que des médicaments essentiels remis à la municipalité afin de renforcer les consultations, ainsi que des cliniques mobiles déployées pour stabiliser la situation sanitaire des populations déplacées. Celles-ci ont vu leurs conditions de vie se détériorer fortement en raison des impacts des fortes pluies, avec des risques sanitaires accrus auxquels il a fallu apporter des réponses urgentes.
Pour rappel, les zones Nord-Ouest et centrales de Madagascar, se trouvant dernièrement sur la trajectoire du cyclone Fytia, ont été particulièrement affectées par les impacts de celui-ci, notamment les fortes précipitations, plus particulièrement dans les zones centrales, avec un impact marqué dans la capitale. Des pluies incessantes ont eu pour conséquences immédiates des inondations, mettant plusieurs quartiers d’Antananarivo sous les eaux. L’impact imminent d’un nouveau système cyclonique baptisé Gézani est une menace supplémentaire pour une population déjà éprouvée.
« La récurrence de ces aléas climatiques maintient les communautés dans une précarité permanente », explique Narcisse Wega, chef de mission pour MSF à Madagascar. Et d’ajouter que « la succession rapide de ces phénomènes extrêmes ne laisse aucun répit pour se reconstruire. À ce rythme, il devient de plus en plus difficile pour les plus vulnérables de se relever après chaque choc ». Les populations affectées sont en effet plongées dans une précarité durable, et leur résilience est fortement fragilisée. Cette saison, l’arrivée d’autres systèmes cycloniques n’est pas à exclure, la saison cyclonique ne s’achevant qu’en avril. Hanitra R.


