
Attendu de plus en plus par les amateurs de « free roots » et de musique hors du cadre global « musiques en conserve et textes gourdes », et un peu par les nostalgiques des années 2010, Jia et son quartet (Jia Quartet) monteront sur la scène de « La Rive », à Ampitatafika, samedi à 16h. Entre les années 2000 et 2010, Moajia, groupe fondé par Jia et ses potes, a conquis une scène tananarivienne en plein bouillonnement culturel. Dans l’ensemble, ses œuvres fusionnent l’esthétique du folk acoustique malgache avec des influences jazz et pop. Cette hybridation, son identité, témoigne d’une posture postcoloniale où la langue malgache et les rythmes traditionnels se réapproprient des codes globaux, affirmant une identité culturelle moderne et affranchie des structures passées. Avec des titres comme « Masokely », « Damoizelle µ» et d’autres, Moajia a autant fait adhérer que diviser. Jia Quartet va rétablir l’ordre des choses samedi. Il est temps, avec tout le sérieux qu’il faut.
Maminirina Rado



