Les organisations Nifin’Akanga, Women Break the Silence et Autisme Madagascar, avec l’appui du Service de coopération et d’action culturelle (SCAC) de l’Ambassade de France, annoncent la tenue de la première Université féministe et scientifique à Madagascar, les 10 et 11 mars prochains dans la capitale. Cet événement inédit s’inscrit dans la dynamique de la Journée internationale des droits des femmes et ambitionne de redonner à cette date une portée sociopolitique forte, au-delà des commémorations symboliques. Pendant deux jours, chercheuses, chercheurs, militantes, étudiants et membres de la société civile se réuniront pour produire des savoirs féministes contextualisés, renforcer les capacités des participants et structurer un plaidoyer ancré dans la réalité malgache. Quatre axes thématiques seront au centre des discussions durant cet événement, à savoir : Nos corps, nos silences : l’autonomie comme acte politique ; Féminisme, laïcité et normes sociales dans la société malgache contemporaine ; Frontières numériques et puissance technologique : sécuriser nos voix.
Échanges
Un appel à contributions est lancé jusqu’au 23 février, invitant universitaires, militants, journalistes et acteurs de la société civile à soumettre des propositions de communications, panels, ateliers ou témoignages. « Le 8 mars ne doit plus être un simple rituel. À travers cette Université, nous voulons redonner à cette date toute sa force politique », souligne Kemba Ranavela, présidente de Nifin’Akanga. Pour Bodoarifara Ralandison, coordinatrice d’Autisme Madagascar, « personne ne doit être laissé en marge des combats pour l’égalité. Cette rencontre est l’occasion de faire entendre des expériences trop souvent ignorées ».
Narindra Rakotobe




