
Le ton monte. Face à la situation actuelle du pays, plusieurs organisations et acteurs engagés dans la lutte expriment ouvertement leurs préoccupations. Parmi eux, le Komity Miaro ny Tolona (KMT) est sorti de sa réserve hier pour réclamer une accélération du processus de Refondation engagé au niveau national.
Transparence
Lors d’une rencontre avec la presse à Mahamasina, hier, la coordinatrice nationale du KMT, Lanto Rakotomavo, a insisté sur l’urgence de concrétiser les engagements pris durant la mobilisation populaire. Selon elle, les revendications portées sur la place publique doivent désormais être érigées en priorité. Elle plaide pour une mise en œuvre rapide des mesures annoncées, notamment celles touchant au social, à l’accès à l’électricité et à l’eau. Elle appelle également les autorités à faire preuve de transparence et à informer la population des détails relatifs aux décisions adoptées.
37 associations
De son côté, Didier Rakotoarisoa, membre du KMT, estime que « l’application des résolutions issues de la contestation connaît un certain ralentissement ». Une situation qui, à ses yeux, alimente les doutes au sein des militants. Il rappelle que « la Refondation a été obtenue au prix de lourds sacrifices et que de nombreux citoyens en ont payé le prix fort ». À ce titre, le KMT se dit attaché à la consolidation de l’actuel pouvoir de transition, qu’il entend soutenir et préserver. Par ailleurs, la plateforme n’a pas manqué de saluer les efforts entrepris par les autorités de la Refondation, conduites par le Colonel Michael Randrianirina. À noter qu’une réunion d’évaluation a récemment rassemblé les 37 associations et partis politiques membres du KMT afin de faire le point sur l’état d’avancement du processus de Refondation dans le pays.
Nadia R.



