
Onitiana Realy. Celle qui dirige et coordonne la stratégie de la présidence de la Refondation de la République a mis en branle son réseau de relations au service de la délégation malgache.
Lobbying discret. Depuis sa nomination en conseil des ministres le 22 décembre 2025, Onitiana Realy se met rarement sur le devant de la scène. C’est à l’image même du poste de Directrice de cabinet civil, une fonction de l’ombre dont les capacités relationnelles et opérationnelles, mais aussi stratégiques, se mesurent à l’aune des résultats. Tant sur le plan national qu’à l’échelle internationale. L’audience accordée à la délégation malgache par le président de la Commission de l’Union africaine, Mahmoud Ali Youssouf, à Addis-Abeba témoigne du lobbying discret et du travail de l’ombre réalisé par celle qui a renoncé à ses fonctions de Chief Executive Officer (CEO) de Real TV pour éviter tout conflit d’intérêts.
Grande expérience. En effet, la sortante du Centre d’études diplomatiques et stratégiques (CEDS) a activé son réseau de relations, constitué entre autres de Mohamed El-Amine, chef de cabinet de l’actuel président de la Commission de l’Union africaine. Et ce, afin d’être reçue par Mahmoud Ali Youssouf. Un diplomate connu et reconnu dans le concert des Nations pour avoir été ministre des Affaires étrangères de la République de Djibouti de 2005 à 2025. Ministre de 2015 à 2018, Onitiana Realy, avec sa grande expérience du fonctionnement et des rouages des rendez-vous régionaux et internationaux, a forcément connu le président de la Commission de l’UA du temps où ce dernier était le chef de la diplomatie de son pays, qui a de surcroît une proximité géographique avec Madagascar.
Mesure d’assouplissement. C’est d’ailleurs Mohamed El-Amine, le chef de cabinet de Mahmoud Ali Youssouf, qui a été le premier à féliciter Onitiana Realy à l’occasion de sa nomination en qualité de DirCab du Président de la Refondation de la République. L’intéressée a évidemment répondu au message de félicitations du bras droit du président de la Commission. Un échange de bons procédés qui a favorisé la collaboration étroite entre la Direction de cabinet du PRRM et le cabinet du président de l’UA. Avec, à la clé, cet entretien avec l’un des principaux, voire le principal organe de l’UA, quand bien même Madagascar serait encore sous sanction de l’Union africaine. L’occasion pour la partie malgache de réitérer de vive voix son engagement à organiser les élections dans un délai de 24 mois, condition sine qua non pour la levée totale des sanctions par l’Union africaine. Laquelle vient de concéder une sorte de mesure d’assouplissement en faveur de Madagascar en acceptant de recevoir la délégation conduite par la cheffe de la diplomatie, grâce notamment au réseau de relations de l’ancienne journaliste – doublée d’une juriste – qui occupe une fonction de l’ombre aux lourdes responsabilités.
R.O





» Blablablablabla …ment » vôtre, dirait on.
Malgré le coup de violon, le résultat reste mince.