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vendredi, février 13, 2026
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Filière trépang : Le prix minimum à l’exportation fixé à 25 dollars le kilo

Le changement s’opère aussi dans la filière trépang, dont la campagne 2026 s’annonce prometteuse, notamment en raison du renchérissement de la valeur économique de ce produit halieutique.

Suite à une série de dialogues constructifs menés par le ministère de la Pêche et de l’Économie avec les acteurs de la filière, une série de mesures ont été prises.

Grand bond. Parmi les nouvelles dispositions figure notamment la fixation du prix minimum à l’exportation de ce produit. Un grand bond qui fait énormément de bien à la filière puisque, de 2,5 dollars auparavant, le prix minimum passe à 25 dollars, soit 10 fois plus. « Il s’agit bien d’un prix minimum », a précisé, hier, le ministre de la Pêche et de l’Économie Bleue, Chan Kit Waye Jaco. En effet, sur le marché, certains trépangs peuvent se vendre à 90 dollars le kilo, en fonction de la qualité. Quoi qu’il en soit, cette augmentation du prix minimum a beaucoup d’effets bénéfiques, non seulement pour la filière trépang mais pour l’économie en général. En effet, en amont, les prix aux pêcheurs et aux collecteurs augmentent également. Pour l’économie en général, les effets bénéfiques seront enregistrés en termes de recettes en devises, ce qui jouera en faveur du taux de change.

Campagne ouverte. En somme, le renouveau souffle pour la filière trépang dont la campagne de pêche est officiellement ouverte depuis la publication de l’arrêté 2314/2027 du 2 février 2026 portant réglementation de l’exploitation des holothuries sauvages sur l’ensemble du territoire de Madagascar. Une nouvelle réglementation qui arrive à point nommé puisque la dernière réglementation remonte à 1975. Les nouvelles dispositions contenues dans cet arrêté ont pour objet de réglementer la pêche, la collecte, la commercialisation, le stockage, la transformation et l’exportation des holothuries sauvages fraîches, semi-séchées ou séchées. Un arrêté qui a le mérite d’être précis sur tous les aspects de la filière. À commencer par les tailles minimales exploitables, qui ont été fixées sur la base des avis scientifiques reconnus. Ces tailles varient en fonction des espèces autorisées par le CITES et on en dénombre 19 actuellement, contre seulement 4 auparavant. En somme, six nouvelles espèces ont été ajoutées et les tailles minimales exploitables varient de 11 cm à 35 cm pour les holothuries fraîches et de 8 cm à 15 cm pour les holothuries séchées.

Fermeture annuelle

L’innovation dans la filière trépang se situe également en matière de campagne. Ainsi, une période de fermeture annuelle est appliquée. « Dans un souci de reproduction et de reconstitution de stock, une période de fermeture est fixée entre le 1er janvier et le 31 mars chaque année et cette disposition s’applique dès l’année prochaine », a précisé le ministre Chan Kit Waye Jaco. Pour cette campagne 2026, une mesure dérogatoire est autorisée puisque la campagne est effective depuis la publication de l’arrêté. Par ailleurs, dans un souci de protéger les opérateurs ayant encore des stocks, un inventaire a été institué afin de leur permettre la commercialisation de ces stocks et des autorisations spéciales seront éventuellement délivrées pour les trépangs issus de ces stocks et dont les tailles ne sont pas conformes aux nouvelles dispositions.

Nouveau quota. En ce qui concerne les permis de collecte, ils seront délivrés sous le signe de l’ouverture. Un nouveau quota sera ainsi déterminé sur la base d’un appel d’offres qui sera lancé par le ministère de la Pêche et de l’Économie Bleue. Une commission composée du ministère de tutelle, du Bianco et de la société civile sera chargée de cette opération. Bref, un renouveau placé sous le signe du dialogue et de l’ouverture est de mise pour la filière trépang. Un renouveau qui promet de porter des impacts positifs, comme c’est le cas pour la filière crabe dont le début de campagne est marqué par une nette augmentation de la valeur économique. En effet, grâce à la nouvelle politique de dialogue et d’ouverture pratiquée par le MPEB, les prix à l’export des crabes vivants sont passés de 1,7 dollar à 8 dollars le kilo. Une aubaine pour les autres intervenants, dont les pêcheurs qui arrivent à écouler leurs produits jusqu’à 18 000 ariary le kilo, contre seulement 8 000 ariary auparavant. De belles perspectives.

R.Edmond.

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