L’année commence dans le suspense de l’attente des résultats définitifs que proclamera la Cour Electorale Spéciale sur les élections présidentielles. Qui du Dr Jean Louis Robinson et de Hery Rajaonarimampianina sera le nouveau locataire des palais d’ Ambohitsirohitra et d’Iavoloha. Les résultats provisoires de la Ceni-T ont désignent déjà un vainqueur. Mais il reste à gagner la confirmation qui ne semble pas acquise d’avance à cause de la découverte de fraudes massives et des requêtes en conséquence déposées auprès de la Cour Electorale Spéciale. L’écart entre les deux candidats d’après les résultats provisoires n’est pas assez significatif pour mettre celui qui mène en voix totalement à l’abri.
Le suspense continue
Toujours est-il que dans un camp comme dans l’autre, on fait confiance au jugement de la Cour Electorale Spéciale et on accepte de se soumettre aux résultats définitifs qu’elle proclamera. Le président de la Transition Andry Rajoelina a déjà fait ses adieux et se dit prêt à réaliser une passation démocratique avec le nouveau président de la République que les urnes désigneront. Dans ses vœux pour 2014, il semble être aussi préparé à la réconciliation qu’il a toujours refusée auparavant au point que l’exilé d’Afrique du Sud a toujours été empêché de revenir au pays avant les élections. Cette fois-ci, ce dernier a toutes les chances d’être sur place à l’investiture du président de la république élu. En effet, si le Dr Jean Louis Robinson accède au pouvoir, Marc Ravalomanana sera présent à son investiture comme il l’a toujours martelé pendant sa campagne de propagande. Hery Rajaonarimampianina a aussi toujours déclaré qu’il n’a pas de problème avec l’ancien président de la république. On peut donc envisager qu’aucun des concurrents au second tour des présidentielles ne bloquera le retour au pays de l’exilé d’Afrique du Sud au lendemain de la proclamation des résultats définitifs. La population est aujourd’hui à deux pas d’un événement de réconciliation nationale sans précédent qu’elle ne devrait pas rater pour mettre la nation sur le tremplin du changement , de la paix et du développement. Le bout du tunnel lui sera peut-être perceptible si elle ne sent pas trahie dans ses aspirations démocratiques et si elle arrive à faire l’économie d’une nouvelle crise de 2002 en acceptant les résultats définitifs des élections présidentielles et législatives proclamés officiellement. Le monde entier nous regarde. Le suspense continue.
Zo Rakotoseheno