Week-end quelque peu mouvementé que celui de la Saint-Valentin dans la sphère politique. Pas de trêve pour le régime de la Refondation face à ce qu’il craint être plus qu’une forte suspicion, au regard des événements qui se sont déroulés samedi et dimanche.
Les actuels contre les « ex »
Car le régime semble estimer que le danger est réel, et voit le spectre de la déstabilisation planer au-dessus et autour de lui, à en juger par les motifs avancés pour expliquer la perquisition au domicile d’un élu sous la bannière orange, le placement en garde à vue d’un ancien gouverneur appartenant au même clan, et l’audition d’un artiste chanteur connu pour son appartenance à la même famille, même s’il a opté ces dernières années pour la discrétion sur la scène artistique et politique.
Le régime de la Refondation serait-il alors au cœur d’une opération visant à chasser du pouvoir ceux qui en tiennent les rênes depuis seulement quatre mois ? En tout cas, la succession d’événements mouvementés des derniers jours, et ceux des dernières semaines, semblent indiquer qu’il y aurait péril en la demeure et qu’il faut agir vite. Toutefois, si la thèse de la déstabilisation semble être prise très au sérieux par les actuels tenants du pouvoir, elle est plutôt vue par certains partisans du clan orange comme une méfiance excessive et, en allant plus loin, comme une volonté manifeste de réduire au silence toutes les voix et tous les porte-voix de l’ancien régime.
Les jours, semaines et mois à venir ne seront vraisemblablement pas un long fleuve tranquille, tant pour les actuels hommes (et femmes) forts du pays que pour les figures de l’ancien régime qui, visiblement, n’entendent pas laisser un boulevard à ceux qui leur ont donné le statut de « ex ».
Hanitra R.




