
À la Polyclinique Ilafy, 156 patients souffrant d’insuffisance rénale ne peuvent plus être traités. Privés de salaires depuis décembre, les médecins et le personnel soignant de la Polyclinique Ilafy ont cessé leurs activités.
Depuis hier, la Polyclinique Ilafy a suspendu toutes les séances de dialyse. La raison : les médecins et le personnel soignant n’ont pas perçu de salaire depuis décembre 2025, soit près de deux mois d’attente. Face à cette situation, ils ont décidé de cesser leurs activités, plongeant les patients dans une inquiétude profonde. La dialyse est un traitement indispensable pour les personnes souffrant d’insuffisance rénale chronique. Sans elle, leur espérance de vie se réduit drastiquement. À Ilafy, 156 patients sont directement concernés. Certains d’entre eux ont témoigné de leur angoisse : « Chaque séance est vitale. Sans dialyse, nous risquons la mort en quelques jours », confie un membre de l’association des patients.
Dialogue. Les représentants des patients affirment avoir sollicité à plusieurs reprises le ministère de la Santé publique ainsi que la Primature. Mais selon eux, les autorités disent ne pas être informées de la crise qui secoue l’établissement. Une réponse jugée incompréhensible par les malades et les soignants, qui dénoncent un manque de coordination et de responsabilité. Face à l’urgence, les patients et le personnel de la Polyclinique Ilafy lancent un appel direct au président de la Refondation de la République de Madagascar. Ils demandent une intervention immédiate pour débloquer les salaires, rétablir la prise en charge des fonctionnaires et garantir la continuité des soins. « Il ne s’agit pas seulement de revendications sociales, mais de vies humaines », insiste le président de l’association des dialysés.
Narindra Rakotobe




