Les judokas malgaches engagés au Grand Slam de Paris, disputé les 7 et 8 février à l’Accor Arena, n’ont pas réussi à franchir le cap du premier combat. Face à l’élite mondiale, les cinq représentants de Madagascar ont toutefois livré des prestations engagées, riches en enseignements pour la suite de la saison internationale.
Chez les moins de 70 kg dames, Laura Rasoanaivo a livré l’un des combats les plus disputés de la délégation. Championne d’Afrique en titre et figure de proue du judo malgache, elle a poussé la Française Clémence Eme jusqu’au golden score. Après une opposition intense et équilibrée, l’expérience de la locale a fini par faire la différence, mettant fin au parcours de la Malgache avec les honneurs.
En moins de 78 kg, Zo Andriambololona disputait son tout premier Grand Slam. Opposée d’entrée à la Cubaine Lianet Cardona, habituée des grandes compétitions internationales, la jeune judokate n’est pas parvenue à créer la surprise.
Malgré une volonté affirmée, elle s’est inclinée au premier tour, mais repart avec une expérience précieuse à ce niveau d’exigence.
Chez les hommes, les trois combattants issus de la diaspora ont également connu un parcours compliqué. En moins de 60 kg, Sanda Andrianjakavelo a été éliminé au second tour par l’Égyptien Youssry Samy, après un combat engagé. En moins de 66 kg, Mickael Allo n’a pas résisté à la solidité du Coréen Channyeong Kim, dès le premier tour. Enfin, en moins de 81 kg, Lova Randrianasolo s’est arrêté au second tour face au Chinois Jiangnan Wang, adversaire redoutable du circuit mondial.
Malgré ces éliminations précoces, la participation à ce Grand Slam reste une étape importante dans la progression des judokas malgaches, confrontés au plus haut niveau international.
T.H


