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mardi, mars 3, 2026
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Les olo-be : Entre abus et ivresse de pouvoir

Ce n’est plus une couronne qu’ils cherchent, c’est une auréole.

« Le roi hérite du royaume, le peuple de la corvée », un proverbe encore à jour à notre époque alors que Madagascar fêtera ses 62 ans d’indépendance. Les générations se succèdent, la Grande île est toujours plongée dans une culture néfaste et honteuse. 

La semaine dernière encore, les scandales des députés ont fasciné les facebookers. Une semaine agitée, deux membres de la chambre basse sont considérés comme des politiciens de bas étage. Une preuve que les hommes politiques malgaches raisonnent comme leurs aïeux du XVIII et XIXème siècle. Le respect des bonnes mœurs est souvent soulevé. Les artistes sont censurés lorsque leurs arts vont à l’encontre de la tradition. Mais qu’en est-il de ces « raiamandreny » ivres de la folie des grandeurs ? Dans la culture malgache, les gouvernants sont considérés comme des « olo-maventy », des personnalités importantes dans la société. Donc, ils doivent montrer l’exemple au peuple pour garantir l’harmonie dans le pays. Bien que cette règle fut établie du temps des royaumes, les « ampanjaka » ont fait des abus. Par définition, il s’agit de l’utilisation de leurs mandats en dehors du champ d’action donné et d’outrepassement de leurs droits. L’utilisation anormale des pouvoirs donnés par une fonction est une faute.

Les « roitelets » de Tsimbazaza. Actuellement, cette pratique ne cesse de prendre de l’ampleur et de l’envergure, alors que bon nombre de politiciens se prétendent être démocrates. Le pouvoir législatif est un pilier d’équilibre des pouvoirs dans une démocratie. Il est donc légitime, dans son rôle de législateur et de contrôleur de l’action gouvernementale, et contribue à l’instauration de la gouvernance politique. Pourtant, les députés regardent de haut leurs électeurs une fois installés dans le fauteuil de Tsimbazaza.

Si autrefois, le proverbe « pour qu’un enfant grandisse, il faut tout un village » était usuel,  comme un prince, leurs enfants sont intouchables. L’enfant se croit supérieur à ses camarades. Il peut enfreindre les règles de son établissement. Spectateurs impuissants, les responsables n’osent pas intervenir…. Tout comme, quelles que soient les occupations, le travail, il semble que la solidarité en fait toujours l’affaire du village. Mais cette culture est détériorée à cause des abus effectués par les dirigeants locaux.

Iss Heridiny 

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