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samedi, février 14, 2026
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Lutte contre le Sida, la tuberculose et le paludisme : Un nouveau cycle de financement de trois ans pour Madagascar

La Grande île vient de sécuriser un nouveau cycle de financement de trois ans auprès du Fonds mondial de lutte contre le VIH/sida, la tuberculose et le paludisme.

Une bouffée d’oxygène vitale pour un système de santé sous pression. La confirmation d’un nouveau cycle de financement de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme sur trois ans constitue un signal fort pour Madagascar, dont le système de santé reste fragile et largement tributaire de l’aide internationale. L’annonce intervient à la suite d’une rencontre de haut niveau entre le Premier ministre Herintsalama Rajaonarivelo et Mark Edington, directeur chargé de la gestion des financements au sein du Fonds mondial de lutte contre le VIH/sida, la tuberculose et le paludisme, hier. Ainsi, les fonds alloués devraient permettre « d’assurer la continuité des traitements contre le VIH/sida, la tuberculose et le paludisme », trois maladies qui demeurent des priorités de santé publique sur l’île.

Aubaine

Cet appui du Fonds mondial représente plus qu’un simple soutien financier, dans la mesure où ces fonds vont conditionner l’accès aux médicaments essentiels, la disponibilité des intrants médicaux ou encore la capacité du pays à prévenir des crises sanitaires majeures. Une dépendance structurelle qui met également en lumière la vulnérabilité du modèle actuel et qui souligne l’urgence, pour Madagascar, de renforcer durablement son système de santé national. Car il est clair que toute rupture de financement exposerait immédiatement des milliers de patients à des interruptions de traitement, avec des conséquences humaines et sociales lourdes.

Sine qua non

L’ouverture de ce nouveau cycle ne s’est toutefois pas faite sans contrepartie. Le financement est explicitement conditionné à des réformes internes, notamment en matière de gouvernance, de contrôle des dépenses et de transparence dans l’utilisation des fonds. Pour les autorités malgaches, l’enjeu dépasse le seul secteur de la santé. Il s’agit d’un test de crédibilité institutionnelle. La capacité à respecter les engagements pris, l’amélioration des mécanismes de contrôle interne, la conformité aux normes internationales, l’efficacité dans la mise en œuvre, détermineront non seulement la pérennité de ce financement, mais aussi l’accès à de futurs appuis extérieurs.

Perspectives

Ce « contrat » engage l’État sur un terrain sensible, celui de la réforme de l’action publique. En cas de réussite, Madagascar pourrait consolider sa position auprès de ses partenaires et renforcer progressivement son autonomie. En cas d’échec, le risque serait double. Il serait d’abord sanitaire et devrait se matérialiser par une fragilisation des programmes de lutte contre les grandes endémies. Il serait également politique, ce qui impliquerait une perte de confiance aux conséquences durables. Dans la lutte contre le VIH/sida, la tuberculose et le paludisme, les trois prochaines années s’annoncent ainsi comme une période charnière, où l’opportunité financière devra impérativement s’accompagner d’une transformation structurelle réelle.

José Belalahy

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