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dimanche, janvier 11, 2026
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Manifestation du Groupe SODIAT : Appel aux organisations internationales pour la défense des droits des travailleurs

Les manifestants dénoncent la prise en otage des employés par le gel des comptes bancaires du Groupe

Les employés et leurs familles se sont donné rendez-vous samedi sur l’un des sites de la société à Andranotapahina.

Perquisitions et saisies

Ils ne sont pas descendus dans la rue ni sur la Place du 13 mai pour exprimer leurs revendications. Ils ont choisi un lieu théâtre des opérations contre le Groupe SODIAT qui a subi « des perquisitions, saisies et mandats qui ne se sont pas toujours déroulées dans le strict respect de la procédure ». Les milliers d’employés rassemblés avant-hier à Talatamaty ont notamment rappelé et dénoncé « la saisie arbitraire de matériels et de véhicules appartenant même à des clients par des éléments cagoulés ».

Vies en danger

C’était le 1er novembre dernier, jour de la Toussaint souvent confondue avec la fête des morts qui sied davantage à la situation des employés. « Des vies sont en danger car les salaires qui représentent le plus souvent leur seule source de revenus, risquent de ne plus être versés avec le gel des comptes bancaires du PDG Mamy Ravatomanga et de toutes les branches du Groupe », déplorent-ils. En ajoutant dans la foulée que « le règlement des charges sociales se trouve du coup hypothéqué ».

Atteintes aux droits

Les manifestants de samedi craignent même pour l’avenir économique du Groupe. « Nous sommes contre la destruction des opérateurs économiques malagasy », déclarent-ils.  En faisant remarquer que «l’Etat n’a pas la capacité du fournir du travail à tout le monde. Et que la fermeture du Groupe et de toutes ses branches d’activité, laisserait mettrait sur le carreau quatre milliers d’employés qui ont chacun un(e) conjointe et deux ou trois enfants à charge ». En somme, c’est le cas de le dire, leurs salaires assurent la survie de leurs familles qui l’ont exprimé haut et fort samedi Et de s’insurger contre « les atteintes aux droits humains et au droit au travail qui constituent une menace pour l’intégrité, la sécurité et la dignité des personnes».

Etat de droit

Pareille dérive, tel que les employés le considèrent, « ne constituent pas seulement une menace pour une entreprise mais aussi pour l’Etat de droit et les citoyens ». Face au danger, ils lancent un appel solennel aux organisations internationales œuvrant dans la défense des droits humains et du droit du travail, tout particulièrement l’Organisation Internationale du Travail (OIT) ; les Nations Unies à travers l’EPU qui est un mécanisme permettant d’examiner périodiquement la situation des droits de l’Homme dans les Etats membres ; les ONG engagées dans la protection du droit du travail.

Revendications

Ils lancent également un appel pressant  aux autorités nationales « sans demander un traitement de faveur mais juste le respect des droits fondamentaux garantis par les instruments juridiques internationaux ratifiés par Madagascar comme la Charte Internationale des droits de l’Homme et insérés dans l’ordonnancement juridique interne notamment la Constitution qui consacre  entre autres les conventions relatives aux droits sociaux, économiques… ». Les revendications des employés portent sur « le dégel immédiat des comptes bancaires du PDG et du Groupe SODIAT pour assurer le paiement des salaires et partant, des cotisations sociales ; une enquête indépendante, transparente et conforme à la loi ; la protection des actifs du Groupe indispensables au maintien des employés ; le respect total des droits humains et du droit du travail et du droit au travail ». Les employés du Groupe SODIAT ont montré samedi qu’ils ont aussi le droit de manifester et de s’exprimer, car « la loi est la même pour tous qu’elle protège, qu’elle oblige ou qu’elle punisse ».

R.O

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11 Commentaires

  1. Ben c’est bien là le problème de travailler pour un mafioso même si il n’y a pas le choix.
    On ne peut pas clamer une refondation et ne pas agir.
    Soutien total aux autorités de la refondation

    • 10 sur 10 et ce journaleux VOLOMBOASARY qui joue sur la victimisation de ces gens qui sont censés savoir que c’est de l’ARGENT SALE du mafieux Mamy RAVATOMANGA qui assure leur survie . La république doit être intraitable avec la culture de l’impunité et la loi est faite pour tout le monde dans un état de droit !

    • Dans le régime capitaliste, vous pouvez étendre le terme de mafioso à l’ensemble des dirigeants de grands groupes.
      Le problème qui s’avère plus crucial aujourd’hui que le nouveau pouvoir a décidé, au-dessus de la tête des 4000 salariés du groupe, de saisir les avoirs du groupe Sodiat, c’est qu’on ne demande pas leur avis à ces salariés qui ont fait sa fortune.
      Ce n’est pas l’Etat qui est fondamentalement un outil aux mains des capitalistes de faire le ménage dans ce groupe, ce devrait être à ses travailleurs de le faire en ouvrant les livres de comptes et en les publiant et aussi en continuant à se payer leurs salaires et en continuant à travailler pour continuer à en vivre et à répondre aux besoins de la société.
      La vraie réponse devrait être : « Tout le pouvoir, économique, politique, aux travailleurs ! »

  2. C’est une situation sociale et économique extrêmement délicate pour l’État malgache, compte tenu des 4 000 employés du groupe Sodiat et de leurs familles touchés par le gel des comptes, et la menace de choc social.
    À mon avis, la meilleure solution nécessiterait une approche en deux volets, combinant des mesures immédiates pour pallier l’urgence salariale et des actions à moyen terme pour stabiliser l’emploi et l’activité économique.
    🆘 Mesures d’urgence : Paiement des Salaires et Aide Sociale
    L’État devrait prioriser le versement des salaires pour éviter une crise humanitaire et sociale immédiate.
    * 1. Déblocage Partiel et Contrôlé des Fonds Salariaux 💰
    * Action Clé : Négocier une mainlevée partielle et strictement encadrée du gel des comptes bancaires, uniquement pour permettre le paiement des salaires des employés.
    * Mise en œuvre : Cela pourrait se faire via un mécanisme ad-hoc, potentiellement sous l’égide d’un administrateur judiciaire temporaire ou d’une cellule de crise interministérielle (Justice, Finances, Travail), qui validerait le montant exact des salaires et des charges sociales, et garantirait que les fonds débloqués servent exclusivement à ces paiements.
    * 2. Fonds d’Aide Sociale Temporaire
    * Action Clé : Mettre en place un Fonds de Garantie Sociale (FGS) pour les entreprises en difficulté extrême suite à des mesures judiciaires. Ce fonds pourrait avancer les salaires si le déblocage s’avère impossible ou trop lent, en attendant une solution définitive, et servir de prêt remboursable par l’entreprise ou par la liquidation d’actifs non gelés qui seraient identifiés.
    * Soutien Indirect : Activation ou renforcement des programmes sociaux existants (transferts monétaires conditionnels ou non) pour les familles les plus vulnérables des employés concernés, notamment pour la scolarisation des enfants et l’accès aux soins de santé.
    🛠️ Actions à Moyen Terme : Stabilité Économique et Judiciaire
    Ces actions visent à préserver l’activité économique du groupe et les emplois au-delà de l’urgence.
    * 3. Évaluation et Administration Transitoire
    * Action Clé : Procéder à une évaluation rapide et transparente de la situation financière du groupe Sodiat pour distinguer les activités saines des comptes litigieux.
    * Mise en œuvre : Nommer un Administrateur Provisoire ou Judiciaire indépendant dont le mandat serait de maintenir l’activité des filiales non directement concernées par les faits reprochés, en protégeant les actifs nécessaires à l’exploitation et en assurant la continuité des opérations et des emplois.
    * 4. Dialogue Social et Juridique
    * Action Clé : Ouvrir un cadre de dialogue structuré avec les représentants des employés et les syndicats pour les informer régulièrement et prendre en compte leurs préoccupations (droit au travail).
    * Volet Juridique : Accélérer les procédures judiciaires concernant le gel des comptes afin de clarifier la situation le plus rapidement possible. La rapidité de la justice est essentielle pour lever l’incertitude qui paralyse l’entreprise.
    * 5. Réflexion sur la Sécurité de l’Emploi
    * Action Clé : Étudier des mécanismes de chômage technique temporaire indemnisé (si prévu par le droit du travail malgache) ou de redéploiement des compétences vers d’autres secteurs/entreprises si la pérennité de Sodiat est jugée impossible.
    Cette combinaison de mesures permettrait de protéger les droits fondamentaux des travailleurs tout en respectant l’autorité de la justice.
    Souhaiteriez-vous que je recherche des informations plus spécifiques sur le Code du travail malgache concernant les dispositions en cas de chômage technique ou de faillite d’entreprise ?

  3. Une solution est envisageable par la Refondation de la République Malagasy : saisir et nationaliser, passant outre les recommandations de la FMI et de la BM qui exigent la non implication de l’Etat dans toute activité lucrative, la SODIAT; le personnel de la Sodiat sera ainsi des fonctionnaires de l’état.
    Enfin, il faut outrepasser les balises érigées par la BM et la FMI pour leurs propres intérêts, pour nous développer….quitte à nous passer de leurs soi-disantes aides qui ne font que nous enliser davantage dans la misère!

  4. Ils n’ont qu’à s’en prendre à Ravatomanga direct. Ou qu’ils prennent ses biens et se les partages. Je les considère comme des collabos.

  5. Je préfère que l’Etat nationalise au moins le Groupe SODIAT, et défende les droits de tous les salariés tant que citoyens. Il vaut mieux qu’on protège les droits fondamentaux des salariés car ils ne s’impliquent pas dans les affaires de leur patron tant que simples salariés.
    Juste une proposition.

  6. Bien fait pour eux :_quand leur PDG mafieux a pillé Mcar,ils n’ont pas bougé…👎
    Silence complice, impossible qu’ils ne sachent qu’ils travaillent pour la mafia

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