
Alors que le verdict des dernières municipales à Antananarivo se fait toujours attendre, une crise de légitimité s’installe déjà autour de la première magistrature de la capitale. À peine élue, la mairesse se retrouve au cœur de turbulences politiques et sociales qui mettent en lumière la fragilité de son autorité.
Depuis plusieurs semaines, la gestion de la ville semble lui échapper. Les contestations autour de son élection, qualifiée de « très contestable » par ses adversaires, ne cessent de nourrir le doute. La récente mobilisation des commerçants de Behoririka en est une illustration marquante. Revendiquant le droit de vendre librement dans la rue, ils ont investi l’espace public jeudi dernier, dénonçant des mesures municipales jugées incohérentes. À ces tensions s’ajoutent les mouvements de grogne au sein d’organismes relevant de la CUA, notamment la Société Municipale d’Assainissement (SMA) et la Société Municipale de Gestion Digitale (SMGD). Autant de signaux qui, pour ses opposants, démontrent une autorité défaillante et une incapacité à apaiser les mécontentements.
Désordre
Une large frange des Tananariviens s’interroge d’ailleurs sur la gouvernance actuelle. La décision controversée de laisser les marchands à même les trottoirs, malgré les impacts sur la circulation et la propreté, est largement critiquée. Pour beaucoup, ce laxisme nourrit le désordre ambiant et traduit la difficulté de la mairesse à se faire respecter. Certains vont plus loin et estiment qu’elle ne représente pas fidèlement la voix de la population dans ses choix politiques.
Irrégularités
La scène politique n’est pas en reste. Mardi dernier, le Tiako i Madagasikara (TIM), principal adversaire de l’IRD — la plateforme qui a soutenu la mairesse — a rappelé les « irrégularités majeures » qui auraient entaché les municipales de décembre 2024. Le parti affirme avoir relevé près de 35 000 votes par ordonnance émanant de personnes qui ne seraient pas électeurs d’Antananarivo Renivohitra. Les recours déposés suivent leur cours et le verdict de la Haute Cour Constitutionnelle est attendu dans les jours ou semaines qui viennent.
Cadeau
En attendant cette décision cruciale, la capitale reste plongée dans une gestion chaotique. Entre l’arrivée des pluies, la montée des insalubrités, la pression des fêtes de fin d’année et le climat social électrique, le mois de décembre s’annonce particulièrement éprouvant pour la locataire de l’Hôtel de Ville. Une situation qui, pour ses détracteurs, illustre plus que jamais la fragilité d’un mandat encore loin de faire consensus. Quoi qu’il en soit, ce mois de décembre n’est pas un mois de cadeau pour la mairesse de la capitale sauf s’il s’agit d’une mauvaise surprise.
Julien R.





Que le TIM fasse profil bas vu la gestion désastreuse de l’ex mairesse de son parti avec son ex conseiller spécial de mari.
La peste et le choléra ! Entre une » louve » prétentieuse » et un fils » arriviste » , on ne se reconnait pas dans ses deux taches !