Un appel à candidatures est lancé pour renforcer les pôles anti-corruption d’Antananarivo, de Mahajanga et de Fianarantsoa. Le ministère de la Justice, qui a annoncé l’ouverture des candidatures, entend consolider, par ce recrutement, les juridictions stratégiques et muscler l’appareil judiciaire face aux dossiers sensibles. À Antananarivo, le recrutement cible des postes clés. Le pôle anti-corruption de la capitale recherche un chef du ministère public auprès du parquet de second degré, un procureur de la République pour le premier degré du parquet, ainsi que deux magistrats du siège, à savoir un juge et un juge d’instruction. Des fonctions au cœur de la chaîne pénale, appelées à traiter des affaires à fort enjeu.
À Mahajanga, l’appel à candidatures porte sur deux postes. Le PAC recrute un procureur de la République et un substitut du procureur. Le renforcement du ministère public dans cette juridiction compte accélérer le traitement des dossiers et renforcer la présence de l’État dans la répression des infractions économiques et financières. À Fianarantsoa, deux magistrats sont également attendus. Le pôle anti-corruption recherche un président de chambre et un conseiller, afin de compléter l’ossature juridictionnelle et d’assurer la continuité des audiences et des décisions.
La date butoir pour le dépôt des candidatures est fixée au 6 février prochain. Le ministère de la Justice précise que les candidats doivent être des magistrats de l’ordre judiciaire, capables de travailler sous tension et de résister aux pressions et aux interventions. Une exigence assumée dans un contexte où les affaires traitées par les pôles anti-corruption suscitent de fortes attentes et de multiples tentatives d’influence. Déjà, en décembre dernier, le ministère de la Justice avait rappelé la nécessité de faire cesser toute forme de pression exercée sur les magistrats.
Rija R.



