
La spirale de la hausse continue pour les prix à la pompe des carburants. L’ajustement opéré entre le mois de janvier et de février entraîne une hausse comprise entre 2,6% et 5,4% pour les trois produits.
Comme le rappelle, l’Office Malgache des Hydrocarbures sur son site, cette hausse est consécutive à l’ajustement automatique des prix à la pompe.
Evolution
Ainsi entre janvier, le super carburant passe de 4970 ariary à 5100 ariary le litre. Soit une augmentation de 130 ariary par litre équivalant à une hausse de 2,6%. Pour le gas-oil, le prix du litre passe de 4670 ariary à 4860 ariary, soit 190 ariary par litre de plus, ou une hausse de 4,07%. Enfin, le pétrole lampant affiche la hausse la plus importante, en passant de 350 ariary le litre à 3710 ariary, soit 190 ariary de plus ou une hausse de 5,4%. Cette hausse correspond ainsi à l’évolution des cours du dollar et des prix internationaux lesquels ont connu des changements entre novembre 2025 et fin janvier 2026. En effet, en novembre 2025, les cours du pétrole brut Brent étaient généralement autour de 62 à 64 dollars le baril en novembre 2025 pour passer entre 66 et 68 dollars en fin janvier. Par contre, le dollar s’est très légèrement affaibli entre ces deux périodes, en passant de 4490 ariary en novembre 2025 à 4458 ariary en début février 2026. Ce petit gain enregistré par l’ariary, par rapport au dollar a visiblement atténué la hausse des prix à la pompe.
Continuité
Quoiqu’il en soit, cette nouvelle hausse des prix à la pompe traduit la politique de continuité adoptée par le régime de la refondation, en matière d’ajustement automatique des prix. On rappelle en effet que ce mécanisme était décidé par le précédent régime en accord avec le Fonds Monétaire International (FMI). Un mécanisme qui figure parmi les repères structurels de déblocage de la deuxième tranche de la Facilité Elargie de Crédit (FEC). Un programme que l’actuelle administration ne compte visiblement pas abandonner. En témoigne la récente mission technique d’évaluation réalisée récemment par une équipe du FMI. Sur ce point, d’ailleurs, on attend la prochaine étape en vue du déblocage de la troisième tranche de la FEC. Une échéance capitale pour l’avenir des relations avec le FMI en particulier et les bailleurs de fonds classiques en général.
R.Edmond.


