
Les bailleurs de fonds ne se limitent pas au financement des projets. Ils ont aussi leur système de contrôle et d’évaluation. C’est le cas notamment de la Banque mondiale et de l’Agence Française de Développement qui viennent de boucler des missions d’évaluation et de supervision à Madagascar.
Les représentants de ces deux bailleurs de fonds ont respectivement rencontré la ministre de l’Economie et des Finances Rindra Hasimbelo Rabarinirinarison à qui ils ont exprimé leur satisfaction quant à la réalisation des projets sociaux de développement.
MIONJO. En effet, à l’issue d’une semaine de mission d’évaluation du projet de Soutien à des Moyens de Subsistance Résilients dans le Sud de Madagascar (MIONJO), la Banque mondiale donne son satisfecit. Une évaluation plutôt positive puisque la Banque a félicité le gouvernement malgache pour le travail accompli. Un bon résultat qui se vérifie par les chiffres puisque si au début du projet, l’on avait recensé 1,6 million de personnes se trouvant dans une situation critique pour cause de “kere”, le chiffre a aujourd’hui baissé à 1 million. « Nous sommes fiers de contribuer à cette transformation structurelle dans le Sud », a notamment déclaré la représentante résidente de la Banque mondiale Marie-Chantal Uwanyiligira, lors de la rencontre qu’elle a eue lundi dernier avec la ministre de l’Economie et des Finances Rindra Hasimbelo Rabarinirinarison. En tout cas, après avoir géré les urgences, le projet MIONJO s’attelle actuellement à des actions de consolidation et de développement. Les arrangements institutionnels comme les accompagnements des acteurs locaux, la mise en place de structures locales de concertation, sont maintenant réalisés à 100%. Par ailleurs, les populations locales interviewées par la Banque mondiale sur terrain ont noté des changements et ont exprimé leurs satisfactions par rapport à l’engagement du gouvernement avec l’appui financier de l’Institution de Bretton Woods.
PADEVE. Toujours dans le domaine des relations de Madagascar avec les partenaires techniques et financiers, la ministre de l’Economie et des Finances a également reçu, lundi, une délégation de l’Agence Française de Développement (AFD) après une mission de supervision des projets financés par cette dernière. L’AFD a également déclaré être agréablement surprise de la qualité des travaux réalisés sur le Programme d’Appui et de Développement des Villes d’Équilibre (PADEVE1). Il s’agit, notons-le, d’un projet financé à hauteur de 27 millions d’euros. Suite à ce constat positif, deux (2) autres descentes sont donc prévues à Fianarantsoa et Toliara en vue d’une préparation de PADEVE 2 financé cette fois-ci à hauteur de 47 millions d’euros. Concernant le projet Lalankely qui est également financé par l’AFD à hauteur de 21,85 millions d’euros au bénéfice de 224 quartiers du Grand Tana et 28 communes environnantes ; le bilan est également satisfaisant. En effet, 1.100 infrastructures sont actuellement achevées depuis le début des travaux en 2019. Des points sont toutefois à améliorer sur les gestions de l’Institut National de la Décentralisation et du Développement Local (INDDL) et l’Appui au lancement de l’agence d’urbanisme du Grand Antananarivo (IPAM). Par ailleurs, un don de 7 millions d’euros est également octroyé à la Commune Urbaine d’Antananarivo (CUA) pour le renforcement de capacité de la commune, les investissements de mobilité douce, et la pépinière urbaine.
Recueillis par R.Edmond



