« Les États-Unis vont prendre le contrôle de la bande de Gaza et ses habitants pourront vivre en Jordanie ou en Egypte ». Cette déclaration avait déjà été entendue auparavant et avait suscité une véritable indignation. Mais avant-hier, il l’a répétée après avoir reçu Benyamin Netanyahou, montrant ainsi le sérieux de son affirmation. Et cette fois-ci, c’est un tollé général qui l’a accueilli. Les réactions ont été unanimes, venant aussi bien des Palestiniens et du monde arabe que des capitales occidentales.
Réactions défavorables aux propos de Trump sur Gaza
Au président palestinien Mahmoud Habbas, ennemi juré du Hamas, se sont jointes toutes les capitales arabes et occidentales, adressant une condamnation sans appel à ces propos du président américain. Le Premier ministre israélien, quant à lui, s’est félicité de la position prise par le nouveau président américain car « elle pourrait changer l’histoire ». Le locataire de la Maison Blanche a sciemment négligé les subtilités du langage diplomatique pour exprimer le fond de sa pensée. « La bande de Gaza est complètement détruite. Les États-Unis allaient aplanir la zone et se débarrasser de toutes les ruines qui s’y trouvent pour la développer économiquement ». Il se projette dans le futur et envisage de faire de Gaza, en collaboration avec d’autres pays de la région, « la côte d’azur du Moyen-Orient ». Les réactions ont fusé de toutes parts. L’Egypte a appelé le président de l’Autorité palestinienne à reprendre le contrôle du territoire d’où lui et son organisation avaient été chassés par le Hamas après les élections de 2007. Cependant, elle est favorable à une reconstruction rapide de Gaza sans le départ de ses habitants. La Turquie est totalement hostile au déplacement de la population de Gaza. L’Arabie Saoudite veut l’installation d’un véritable État palestinien. La France estime que l’avenir de Gaza passe par « un futur État palestinien ». Pour Londres, les Palestiniens doivent pouvoir prospérer à Gaza et en Cisjordanie. Berlin affirme que Gaza appartient aux Palestiniens.
Patrice RABE
L’ outrance fait la pathologie. Sans doute.
Toutes les pratiques de maquignonnage sont mises en chantier manifestement.
La bataille est perdue par avance.