
« Le budget étatique est quelque peu limité lorsque surviennent les catastrophes naturelles ou d’origine humaine ». C’est ce qui a été avancé lors de l’atelier de lancement de l’étude stratégique des financements de la gestion des risques et des catastrophes à Anosy, hier. Propos qui sont confirmés par la saison cyclonique en cours et les divers cyclones qui ont frappé la Grande île. Des catastrophes qui ont étalé au grand jour le manque manifeste de financement dans ledit domaine. Une situation à laquelle le gouvernement malgache, via la Cellule de Prévention et de Gestion des Urgences ou CPGU, et le ministère des Finances entendent remédier grâce à l’élaboration d’une stratégie de financement de la gestion des risques et des catastrophes. En effet, le pays a grandement besoin de ressources financières fiables et pérennes afin de renforcer la résilience et faire face aux catastrophes et événements extrêmes. Pour le cas du relèvement post-Batsirai par exemple, le besoin de financement serait actuellement trois à quatre fois supérieur à l’estimation faite qui est aux alentours de 100 millions de dollars. Il conviendrait de noter que Madagascar dispose déjà de quelques mécanismes de financement de la gestion des risques et des catastrophes. Opérationnels, les mécanismes en question auraient permis de couvrir 25% des besoins de financement. Le chemin semble encore long.
José Belalahy



