Le Centre de conférences international d’Ivato accueille ce lundi 19 janvier 2026 le lancement officiel des Assises nationales pour la relance économique, présentées comme le point de départ d’un travail de fond orienté vers des décisions applicables et des résultats mesurables. L’initiative vise à refonder le dialogue entre l’État, le secteur privé et les acteurs économiques, afin d’accélérer la transformation de l’économie et la création d’emplois.
Actions en vue. Le diagnostic posé par les organisateurs se veut sans détour. La productivité nationale resterait très en deçà des standards régionaux, tandis que la croissance, bien que positive, ne suffirait pas à absorber la pression démographique et les besoins sociaux. Dans ce contexte, les Assises entendent convertir les constats en priorités partagées, puis en réformes suivies dans le temps. Un calendrier est annoncé, articulé autour de consultations régionales, puis de séances de dialogue public-privé destinées à classer les mesures par urgence et faisabilité. Au terme du processus, un plan national de relance est attendu, combinant un volet de cadrage macroéconomique, des mesures pour renforcer la compétitivité et un dispositif de suivi des engagements.
Inclusion. La démarche met en avant des filières considérées comme des leviers rapides de valeur ajoutée et d’exportation, dont l’agribusiness, le textile, le tourisme et les technologies de l’information. Trois chantiers transversaux sont également mis en avant, à savoir l’énergie, les infrastructures et le capital humain. Les initiateurs promettent aussi une place renforcée aux jeunes et aux femmes entrepreneures, ainsi qu’un contrat de performance État–secteur privé, avec des indicateurs publics pour vérifier l’exécution des réformes. Pour de nombreux opérateurs, l’enjeu est désormais que les annonces se traduisent en améliorations visibles dans l’environnement des affaires.
Antsa R.


