
Les Assises pour la relance économique se poursuivent cette semaine, avec un soutien confirmé des partenaires internationaux, notamment à travers des projets financés par la Banque mondiale et l’Union européenne.
Les travaux des Assises pour la relance économique se poursuivent cette semaine au CCI Ivato, avec deux dialogues préparatoires destinés à consolider, séparément, les positions du secteur public et du secteur privé. Ces échanges constituent une étape structurante avant les Assises du Dialogue public-privé, programmées les 9 et 11 mars 2026, qui devront aboutir à un Plan de relance fondé sur des mesures prioritaires partagées et sur des engagements réciproques.
Selon les organisateurs, la démarche répond à un impératif simple : celui de garantir l’efficacité et la productivité des Assises, en évitant les positions dispersées. Les dialogues préparatoires permettent à chaque partie de prendre connaissance des mesures identifiées, de débattre en interne, de dégager des consensus et de préparer des propositions concrètes à soumettre lors des Assises.
Harmoniser
Le premier rendez-vous se tiendra demain, mardi 24 février, avec le Dialogue public-public. Conduit par le ministère de l’Économie et des Finances et le ministère de l’Industrialisation et du Développement du secteur privé, il réunira environ 250 participants autour du thème : « Évaluation de la faisabilité et affinement des mesures prioritaires pour le Plan de relance économique ». L’objectif est d’examiner les mesures proposées sous l’angle de leur faisabilité technique, juridique, institutionnelle et budgétaire, de les reformuler si nécessaire, puis de les classer par horizon de mise en œuvre. La journée devra également faire émerger une position publique unifiée, ainsi que des propositions et des attentes à adresser au secteur privé.
Le mercredi 25 février, place au Dialogue privé-privé, également prévu pour plus de 250 participants. Sous le thème « Validation, priorisation et convergence des positions du secteur privé », la concertation visera à valider ou amender les mesures, à les hiérarchiser selon les priorités des entreprises, à identifier les engagements que le privé est prêt à prendre et à désigner les porte-parole sectoriels et thématiques pour les Assises.
Bref, les discussions porteront sur quatre secteurs prioritaires (agri business, tourisme, textile, TIC) et trois thématiques transversales (climat des investissements, fiscalité, compétitivité), sur la base d’analyses documentaires et de concertations régionales, incluant notamment le rapport B-Ready 2025 de la Banque mondiale. Pour Madagascar, l’enjeu est d’arriver début mars avec des positions consolidées et des mesures opérationnelles, afin de traduire la concertation en décisions et en engagements crédibles.
Antsa R.




