Harry Laurent Rahajason, directeur de la Communication auprès de la Présidence de la Refondation de la République de Madagascar, dénonce un deux poids deux mesures de l’Union africaine par rapport au traitement des détenus politiques. « Si l’Union africaine a rendu visite au général Baomba et à l’ancienne ministre Michelle parce qu’elle estime que ce sont des détenus politiques, pourquoi ne m’a-t-elle jamais rendu visite pendant les 5 années que j’ai passées dans la prison d’Antanimora, alors qu’il était clair que moi aussi, j’étais un prisonnier politique ? », se demande-t-il. Quatre jours après la descente de l’envoyé spécial de l’Union africaine, SEM Mohamed Idriss Farah, à la prison d’Imerintsiatosika, durant laquelle il avait rencontré l’ancien président du Sénat, le général Richard Ravalomanana, et l’ancienne ministre de l’Éducation nationale, Sahondrarimalala Marie Michelle, Rolly Mercia réagit sur son compte Facebook et pointe du doigt la plus grande instance du continent africain pour un traitement inégalitaire. C’est vrai, en effet, que sous le précédent régime, les prisonniers politiques ne faisaient l’objet, ne serait-ce que d’un simple communiqué, de la part des instances dirigeantes régionales et continentales. Force est de souligner toutefois que les circonstances ne sont pas identiques. Actuellement, l’envoyé spécial de l’Union africaine est dans nos murs pour consulter toutes les parties prenantes de la crise politique. D’où ce déplacement à la prison de haute sécurité d’Imerintsiatosika.
Davis R


