
Le rugby a encore offert une énorme surprise lors des demi-finales du Top 14 de la Ligue d’Analamanga avec cette victoire du COSFA devant l’ogre Iarivo RC qu’on croyait à l’abri mais qui a finalement cédé après la mort subite.
COSFA et 3FB disputeront la finale du Top 14 de rugby. C’est le résultat des matches d’hier dans un stade des XV Makis des grands jours.
Hargne. Une affiche inédite, puisqu’on attendait Iarivo RC. Mais Ibrahim et ses camarades n’ont pu rien faire devant la hargne des militaires. Les deux formations se sont séparées sur un score de parité de 19 à 19 que même le recours aux prolongations n’a pas pu le départager. Il a donc fallu faire tenir la mort subite et là Rija fut exact au rendez-vous en portant le score à 24 à 19 après ce très bel essai qui est le fruit d’un collectif impressionnant.
Iarivo RC avait pourtant entretenu l’illusion en menant par 13 à 11 à la pause. Mais le temps de reprendre son souffle et le COSFA est revenu, grâce notamment à son jeu à la main doublé d’une hargne à toute épreuve.
Excellent Rabiby. Des militaires euphoriques et solidaires comme jamais. Un comportement qui leur ouvre une voie royale car à l’allure où l’équipe négocie ses matches, un titre de champion d’Analamanga ne serait pas usurpé.
Dans l’autre match, le 3FB a logiquement pris la mesure du TFM Ankasina. Mais entre cette logique somme toute indiscutable et une équipe d’Ankasina très volontaire, il a fallu au 3FB revoir sa copie. Mieux encore, le TFMA a tout tenté et n’a jamais baissé les bras même après l’unique essai du match et portant les griffes de l’excellent Sidonie Rabiby. Une prestation attendue sans doute pour faire les yeux doux aux techniciens des XV Makis qui l’ont écarté du dernier déplacement au Sri- Lanka.
Et heureusement qu’il y a eu cet essai car sur l’ensemble de cette demi-finale, Ankasina aussi pouvait gagner sans que personne ne trouve à redire. Ce dernier menait d’ailleurs par 6 à 3 à la pause mais le sort en a décidé autrement pour la bande à Benja. Et c’est vraiment dommage pour Ankasina.
Clément RABARY