L’enquête relative à la saisie de 16 kilos de cocaïne, intervenue en février 2025 et destinée au marché mauricien, connaît de nouveaux développements. Selon des informations relayées par la presse mauricienne, l’affaire s’inscrit désormais dans un cadre de coopération étroite entre les autorités malgaches et mauriciennes, avec des ramifications dépassant largement les frontières régionales. Une délégation malgache, récemment en mission à Maurice, aurait transmis aux enquêteurs mauriciens des éléments jugés déterminants, comprenant des données sur des mouvements bancaires et diverses preuves numériques concernant plusieurs suspects. Ces informations, issues notamment d’investigations menées à Madagascar, auraient contribué à éclairer la structure et le fonctionnement présumé du réseau. D’après les autorités mauriciennes, un ressortissant arrêté dans le cadre de cette affaire aurait fourni des indications sur d’autres protagonistes présumés. Parmi les noms évoqués figure celui d’un Franco-Mauricien, surnommé « Vida Loca », présenté par les enquêteurs comme un acteur financier et opérationnel clé. À ce stade, ces personnes bénéficient toutefois de la présomption d’innocence. Les investigations conjointes auraient permis de mettre au jour une organisation structurée, active entre l’Asie du Sud-Est, Antananarivo et Port-Louis, avec des circuits financiers complexes. Des échanges d’informations entre le Pôle Anti-Corruption (PAC) à Madagascar et la Financial Crimes Commission (FCC) à Maurice auraient renforcé la thèse d’un pilotage transnational du trafic, avec des relais locaux. Le dossier prend également une dimension internationale, des mandats d’arrêt étant à l’étude contre certaines figures présumées du réseau. Les autorités des deux pays affichent leur volonté de poursuivre cette coopération régionale afin de lutter efficacement contre le trafic de drogue, désormais considéré comme un phénomène sans frontières dans l’océan Indien.
Recueillis par T.M.




