« L’Amérique ! L’Amérique ! Je veux l’avoir et je l’aurai !» chantait Joe Dassin. Qui n’a pas rêvé de l’Amérique (les USA on s’entend). Un pays où tout est paraît-il au superlatif. Les avenues, les gratte-ciels, les limousines… Enfants, nous étions émerveillés par les histoires de Bleck le Rock, de David Crockett et d’autres héros des bandes dessinées. Adolescents, on admirait les John Wayne ou les James Dean au cinéma. Adultes nous sommes encore fascinés par les John Kennedy, les Martin Luther King, les Otis Redding… Ils étaient tous beaux, gentils et pourvus si ce n’est pas de sagesse mais du moins de bravoure et d’amour de leur patrie et, surtout, épris de liberté à laquelle nous avions tous aspiré. Nous n’avions pas d’autres alternatives parce qu’en face il y avait ces Peaux-rouges sauvages et sanguinaires, ces tuniques rouges que sont les Anglais colonialistes, ces nazis génocidaires, ces asiatiques communistes ou ces musulmans des terroristes fanatiques.Voilà l’Amérique impériale mais pas impérialiste qu’on nous a enseignée, que nous avions pris comme modèle de pensée. Pour résumer entre le bien et le mal, entre le beau et l’horrible le choix n’est pas hésitant.Seule note dissonante de ce tableau idyllique, le 21 janvier 2025 est venu ce 47e président des USA qui veut faire le bonheur des Américains d’abord, le reste du monde il n’en a que faire. Ce qu’il projette va déclencher toute une panoplie de catastrophes sur tous les plans mais à coup sûr va ternir l’image de son pays. Le changement climatique dont les effets sont désastreux, ils ne veulent rien savoir et jette par-dessus son bureau toutes les résolutions internationales d’éliminer l’effet de serre qui menace la planète. Il se dit faiseur de paix mais compte agrandir le territoire de son pays au grand dam du droit international. Il veut laminer toutes les organisations internationales qui lui paraissent budgétivores mais vont à l’encontre des intérêts américains. Il méprise les pays pauvres africains en voulant revoir l’AGOA , cette loi qui offre des tarifs préférentiels aux importations de ces pays vers les USA. Puis d’autres décisions liberticides à l’endroit des minorités qu’il qualifie de sataniques comme le droit des LGBT comme celui de pouvoir recourir à l’IVG, toutes vont décréter. Enfin, il dit que sa nation fera l’envie de toutes les autres mais pourvu que leurs ressortissants ne viennent pas en Amérique. Sombres perspectives qui vont enterrer notre rêve américain. Il ne faut plus dire « I have a dream » de Luther King mais « you will live a nightmare ».M.Ranarivao
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