Formule latine de l’expression « Si tu veux la paix, prépare la guerre ». Ce précepte, que l’on doit paraît-il, à Sun Tzu dans l’art de la guerre, l’Europe doit l’avoir oublié. Pour s’être trop fiée au parapluie américain, (“Si les Ricains n’étaient pas là”- Sardou !), elle a sabordé son arsenal militaire et l’a réduit à une armée de parade. Dans le même temps, les ennemis potentiels (dont la Russie entre autres) se sont surarmés. Tant et si bien que cette guerre d’Ukraine, bien que prévisible depuis l’éclatement du bloc soviétique, a révélé la faiblesse militaire de l’Europe et le besoin crucial de l’aide des USA.
Mais, surprise ! On ne s’attendait pas à ce que l’Oncle Sam change d’attitude car de protecteur il est devenu carrément racketteur : « Sa protection contre paiement en monnaie sonnante et trébuchante ou carrément en échange des biens réels ou potentiels du protégé ». Il est loin le temps de la défense des valeurs comme celles de la démocratie ou celles du monde dit libre.
Dédaigneusement, Washington demande aux Européens de revoir à la hausse leur budget de défense car dorénavant, on ne doit plus compter sur l’Amérique en vertu de « l’América first ». Sous-entendu « chacun pour soi maintenant, tant en matière économique que militaire ». Le vieux monde, qui se contentait de 2% de la création de ses richesses créées par an, se voit sommé de remonter ce taux à 4, voire à 5%. Le besoin de financement pour les besoins sociaux en sera donc impacté. Exemple pour la France, ses dépenses d’efforts de défense dépassent 3% du PIB à la fin des années 1980 et sont retombées à moins de 2%, un différentiel d’environ 30 milliards d’euros – chiffres de la Banque Mondiale – que l’on appelle les dividendes de la paix.
Et pour les pays comme le nôtre qui quémandent 70% de son budget de fonctionnement auprès des bailleurs de fonds européens et désormais à l’ex US AID, on n’ose pas penser aux effets. Il est donc temps pour nous de revoir la structure de notre budget national et de nous contenter, à l’avenir, des miettes des dividendes de la paix.
M.Ranarivao
…et surtout abandonner ou moins limiter le » mora mora » tant en vogue ici étant que le premier qui arrive…….et les deniers tant pis !!
Sun tze parlait latin couramment c’est bien connu