
Le Bureau permanent de l’Assemblée nationale serre la vis. Face à l’absentéisme chronique de certains élus, le ton monte à Tsimbazaza. Siteny rappelle que les législateurs ne peuvent s’extraire des règles qu’ils édictent eux-mêmes. L’heure est à la discipline au sein de la Chambre basse. Siteny a été on ne peut plus clair : en tant que faiseurs de lois, les députés ont une obligation d’exemplarité. « Nous devons être les premiers à montrer l’exemple dans l’application des textes », a-t-il martelé.
Décision finale
Le contrôle des absences relève du Bureau permanent. Après chaque session, une évaluation est menée afin d’identifier les députés présents, absents ou ayant présenté des excuses, lesquelles sont examinées pour en apprécier la validité. À l’issue de ce processus, une liste des élus absents ou ayant fourni des motifs jugés non recevables est transmise à la Haute Cour constitutionnelle (HCC). Les députés concernés disposent alors d’un délai d’une semaine pour assurer leur défense, dans l’attente de la décision finale de la HCC.
Structure gouvernementale
« Des précisions ont également été apportées sur certains cas particuliers, notamment celui du député Ahmad Ahmad, qui n’aurait participé à aucune réunion, ainsi que celui du chef de l’opposition, arrivé après la clôture des travaux », a-t-il expliqué. Une position strictement légaliste est revendiquée, rappelant que « seuls les faits constatés sont pris en compte ». Par ailleurs, « une révision du règlement intérieur est déjà inscrite à l’ordre du jour afin de l’adapter aux récents changements dans la structure gouvernementale, notamment au niveau des commissions, ce qui justifie la tenue de la session extraordinaire en cours », a-t-il conclu.
Nadia R.


