
Le président de l’Assemblée nationale a effectué sa rentrée politique 2026 à travers une émission spéciale retransmise hier soir par plusieurs stations.
Saisine de la HCC. Même s’il a présidé le Parlement régional de la SADC en novembre dernier, Siteny Randrianasoloniaiko ne partage pas la terminologie utilisée par le Sommet des chefs d’État et de gouvernement de la Communauté de développement de l’Afrique australe, qui parlait de « gouvernement de transition » à Madagascar, dans son communiqué du 17 décembre 2025. « Le pouvoir en place n’est pas une transition mais un intérim », nuance-t-il. Avec insistance. Il en veut pour preuve la Haute Cour constitutionnelle, qui a rendu la décision du 14 octobre 2025 concernant une requête aux fins de résolution sur une sortie de crise politique. « J’avais moi-même fait la saisine de la HCC », rappelle celui qui était, à l’époque, le 7e vice-président de l’Assemblée nationale et chef de l’opposition, avant de devenir, par la suite, le numéro un de la Chambre basse.
Cadre constitutionnel. « Si j’ai accepté d’être président de l’Assemblée nationale, c’est en raison du rôle – notamment de contrôle de l’Exécutif – dévolu à la représentation nationale par la Constitution », explique-t-il. Une manière de dire, et il l’a dit, que le régime reste dans le cadre constitutionnel. « Le serment prêté le 17 octobre 2025 par le colonel Michaël Randrianirina est prévu par la Constitution en vigueur », retrace-t-il, en réitérant dans la foulée qu’« il n’y a pas eu de coup d’État mais de double vacance des postes de président de la République et de président du Sénat constatée par la HCC dans sa décision susmentionnée ».
Pas « mpisolelaka ». Il, c’est évidemment le président de l’Assemblée nationale, qui affirme avoir été à l’origine de l’arrestation de Mamy Ravatomanga dans l’île sœur. « J’en ai fait la demande auprès du gouvernement mauricien », soutient-il, démentant ainsi les rumeurs sur ses présumées accointances avec l’homme d’affaires. Il se défend également d’être un courtisan ou un thuriféraire de qui que ce soit. « Je ne suis pas du genre « mpisolelaka ». Je critique quand il le faut », déclare-t-il. Ce qui ne l’empêche pas de saluer les efforts entrepris par les nouveaux tenants du pouvoir en l’espace d’un peu plus de deux mois. « Il s’avère qu’il était possible de trouver des solutions aux problèmes du délestage et de l’alimentation en eau potable ; d’augmenter les salaires des fonctionnaires, voire de leur donner des primes… »
Première richesse. Concernant justement les primes de 310 000 ariary par personne allouées aux fonctionnaires, Siteny Randrianasoloniaiko rapporte que c’est sur instruction personnelle du président de la Refondation. « Mason-tsokina, ny kely ananana no aharitra ». C’est selon les moyens de l’État, qui ne peut donner que ce qu’il a. « Dans un pays qui figure parmi les plus pauvres au monde », fait remarquer le président de l’Assemblée nationale, pour qui « la première richesse reste et demeure la santé ». C’est un des vœux qu’il souhaite aux Malgaches en ce début d’année. Avant d’ajouter : « Que 2026 soit une année de travail, de véritable développement et de « fanavaozana » effectif ».
R.O




Les vrais MPISOLELAKA il faut les chercher hier ailleurs !
La politique ne serait elle pas du verlan?
Personne n’est crédule quand à ce putsch qui n’en est pas un…. Au moins ils nous font rire avec leurs grosses ficelles!