- Publicité -
lundi, janvier 12, 2026
AccueilPolitiqueSociété civile : Pour un gouvernement issu de la « Concertation nationale »

Société civile : Pour un gouvernement issu de la « Concertation nationale »

« Il est impératif de lancer ce processus de dialogue afin de définir un cadre clair pour la Transition, de poser les bases d’une nouvelle gouvernance », souligne la société civile.

Trois semaines après la mise en place du Gouvernement dirigé par Herintsalama Rajaonarivelo, la société civile continue de manifester de vives réserves concernant la composition de cette équipe gouvernementale et sa légitimité.

Malgré les nominations successives au sein des ministères, la question de la légitimité du gouvernement reste au cœur des préoccupations. Selon Hony Radert Randrianarison, figure importante de la société civile, « Il n’y aura pas de stabilité sans une Transition qui soit le fruit d’une concertation nationale ». Un gouvernement qui n’a pas été élu par le peuple et dont les membres n’ont pas été validés par des élections est perçu par de nombreux acteurs comme illégitime. « Nous sommes dans une période de transition. Et une transition, par définition, doit être concertée, inclusive, limitée dans le temps », ajoute-t-elle, soulignant ainsi la nécessité d’un cadre démocratique pour cette phase cruciale.

Démarche collective

La société civile, à travers ses diverses organisations, appelle à un dialogue inclusif réunissant tous les acteurs clés du pays : partis politiques, syndicats, autorités religieuses et coutumières. « Il est impératif de lancer ce processus de dialogue afin de définir un cadre clair pour la Transition, de poser les bases d’une nouvelle gouvernance et de garantir la refondation de l’État », insiste Hony Radert Randrianarison. Pour elle, un gouvernement de Transition ne peut être qu’une démarche collective, issue d’une concertation nationale et non d’une décision unilatérale. « La société civile appelle à la mise en place d’un processus inclusif qui permettra à chaque acteur de s’exprimer et de participer à l’élaboration des décisions qui façonneront l’avenir du pays », ajoute-t-elle. Seule une telle approche permettra de garantir une véritable refondation de Madagascar.

Consensus national

Dans cette dynamique, le conseil œcuménique des églises chrétiennes de Madagascar (FFKM) est perçu comme un acteur clé pour favoriser cette concertation. La société civile encourage fortement la FFKM à prendre l’initiative en organisant des discussions et en mettant en place des consultations locales dans les régions. « Il est crucial que les préoccupations des citoyens soient entendues et intégrées dans le processus de décision national », souligne Hony Radert Randrianarison. Le processus devrait débuter à l’échelle locale avant de se centraliser à l’échelle nationale, afin de permettre à chaque région de partager ses attentes et de contribuer à la construction d’un consensus national. Ce dialogue doit commencer sans délai et de manière transparente, afin de préserver la cohésion sociale et d’éviter de nouvelles tensions.

Réforme structurelle

L’urgence de la situation est partagée par les acteurs de la société civile. « Si nous voulons éviter les divisions et les tensions futures, il est indispensable d’agir rapidement et de manière transparente », insiste Hony Radert Randrianarison. Pour elle, le premier objectif devrait être de définir une feuille de route commune en vue d’une réforme structurelle qui puisse reposer sur un large consensus. Pour le processus de transition, la durée d’environ deux ans semble raisonnable pour la société civile car ce n’est pas simplement un changement de personnes au pouvoir qu’il faut, mais une réorganisation en profondeur des structures de l’État pour les rendre plus inclusives et plus efficaces.

Responsabilité collective

Il est désormais plus que nécessaire de sortir de l’impasse actuelle, marquée par des crises récurrentes et une pauvreté persistante. La société civile appelle à une véritable prise de responsabilité collective. « Nous devons tous nous sentir responsables de l’avenir de notre pays. Une gouvernance unilatérale ne pourra pas conduire à la paix et à la stabilité que nous recherchons tous », conclut Hony Radert Randrianarison. Le temps presse, et la balle est désormais dans le camp des autorités en place ainsi que des forces vives de la nation. Si la société civile insiste sur l’urgence de l’engagement des acteurs politiques et religieux dans cette transition, le processus de dialogue doit être mené sans délai, avec transparence et responsabilité.

Julien R.

- Publicité -
Suivez nous
419,278FansJ'aime
14,461SuiveursSuivre
5,417SuiveursSuivre
1,920AbonnésS'abonner
Articles qui pourraient vous intéresser

4 Commentaires

  1. J’espère que ce coup ci, c’est FINI les Blablabla !!!
    Soyons ADULTES et RÉSPONSABLES MAINTENANT.
    Il faut que le peuple MALAGASY prenne son DESTIN EN MAIN.
    MADAGASCAR EST COMPÉTENT ET DISPOSE d’un Potentiel INTÉLÉCTUEL CAPABLES pour Celà !!!
    IL SUFFIT DE LES METTRE AU TRAVAIL ( pas trop quand même)!!! Il ne faut pas être ÉSCLAVE du Travail non plus.
    Nous Avons tout pour y arriver
    Il suffit vraiment de Peu de Choses
    Qu’en pensez-vous ?.
    Que chacun MÉDITE là dessus !!!
    Le PALABRE est Ouvert.

  2. La solution serait alors de faire des élections générales désignant les représentants des sensibilités jugées aptes à occuper un poste dans ce gouvernement. Qui sont ces représentants et quelles sensibilités représentent vraiment le peuple ? Difficile et comme l’électorat est encore inculte sur le plan politique, on risque d’avoir des moutons de Panurge dans ce capharnaüm. Je vois déjà les loups de la politique guetter le moment propice pour se présenter en sauveurs du peuple, un ensemble vague et hétéroclite facilement manipulable comme toujours. Pleure mon pays d’être peuplé d’ânes !!!!

  3. Que dire de cette photo ?
    HONTEUSE oui car que font C militaires déguisés🤡 ! sans respect pour le protocole😠 ?
    Le « prézident »!, je veux bien ! et encore 👺?
    Povre 1er ministre relégué presque hors de la photo😱 !
    La dictature est en…………route ?

  4. MAVO
    LA GRANDE MAJORITÉ DE LA POPULATION MALGACHE S’ACCORDE À RECONNAITRE QUE LE PAYS N’A PAS ÉTÉ BIEN GOUVERNÉ PENDANT PLUS DE SEPT ANS. INUTILE DE NOUS CACHER DERRIÈRE NOTRE PETIT DOIGT PARCE QUE LES FAITS SONT LÀ, IRRÉFUTABLES : LA FUITE HORS DU PAYS DEPUIS LE MOIS D’OCTOBRE DE NOS PRINCIPAUX DIRIGEANTS CONSTITUE, A MON HUMBLE AVIS, UN AVEU QUE NOUS NE POUVONS PAS FAIRE SEMBLANT D’IGNORER. MAIS OÙ ÉTAIT DONC CETTE FAMEUSE SOCIÉTÉ CIVILE PENDANT TOUT CE TEMPS ? QU’A T-ELLE FAIT ? POURQUOI MME RANDRIANARISON A T-ELLE ATTENDU QUE DES MILITAIRES SOIENT SORTIS DE LEUR CASERNE POUR PRENDRE LEURS RESPONSABILITÉS AVANT D’EXPRIMER DES IDÉES GÉNIALES SUR CE QU’IL CONVIENDRAIT DE FAIRE POUR SORTIR DE L’IMPASSE ?

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici