
Dans le cadre de l’étude sur l’harmonisation des Structures Anti-Corruption (STAC) au sein des institutions et ministères, le Comité pour la Sauvegarde de l’Intégrité (CSI) a organisé, le 15 janvier 2026, un atelier de consultation réunissant les responsables des STAC. Cet événement, animé par le Cabinet Education for Integrity, s’est tenu à l’Institut National de la Statistique (INSTAT), à Anosy, et a bénéficié du soutien de la Représentation de l’OIF – Océan Indien.
Résultats tangibles
Lors de l’ouverture de l’atelier, Tsiry Razafimandimby, secrétaire exécutif du CSI, a rappelé l’impératif d’efficacité des STAC, dans un contexte où les citoyens attendent des résultats tangibles en matière de lutte contre la corruption. Il a souligné l’importance de rendre ces structures non seulement plus opérationnelles, mais aussi plus cohérentes, en proposant des solutions concrètes, adaptées à la réalité du terrain. L’objectif, a précisé M. Razafimandimby, n’était ni de créer de nouvelles lois ni de nouvelles structures, mais bien d’harmoniser les STAC existantes afin qu’elles travaillent de manière plus concertée et efficace.
Réflexion approfondie
L’atelier a permis d’initier une réflexion approfondie sur plusieurs aspects fondamentaux des STAC, à savoir : leur cadre institutionnel et juridique, leur fonctionnement, les mécanismes de coordination au niveau central et régional, ainsi que les conditions nécessaires à leur pérennisation. Ces discussions ont aussi mis en lumière des enjeux cruciaux pour leur efficacité. Parmi les résultats significatifs obtenus au terme des échanges, on note : une compréhension partagée des mandats et responsabilités des STAC ; l’identification des contraintes communes qui entravent leur efficacité ; ainsi que la définition d’axes prioritaires d’harmonisation et de coordination. Les participants ont également formulé des recommandations opérationnelles consensuelles, qui visent à rendre les structures anti-corruption plus efficaces et mieux adaptées aux défis contemporains.
Tournant décisif
Ces conclusions marquent une avancée notable dans la quête d’un modèle harmonisé des STAC, mais aussi dans le renforcement des dispositifs de prévention et de lutte contre la corruption au sein de l’administration publique. Pour les acteurs impliqués, la mise en œuvre des propositions pourrait constituer un tournant décisif dans l’amélioration de la gouvernance et dans la restauration de la confiance des citoyens envers les institutions publiques. En définitive, cet atelier représente un pas important vers une gestion plus transparente et plus efficiente des structures anti-corruption, avec la perspective de construire un cadre harmonisé et pérenne pour éradiquer la corruption au cœur de l’administration malgache.
Recueillis par Julien R.


