
Gezani a laissé la ville du Grand Port dans un état de dégradation quasi généralisée, après l’avoir frappée frontalement pendant toute la nuit du mardi 10 février au mercredi 11 février 2026.
Spectacle de désolation, hier matin, pour les habitants de la ville de Toamasina, après une nuit d’angoisse, très mouvementée, lors du passage de Gezani, alors au stade de cyclone tropical intense. Les 250 km/h de rafales de vent, lorsque le premier mur de l’œil de Gezani a frappé de plein fouet la ville de Toamasina dans la nuit de mardi à mercredi, ont eu raison de tous les efforts de la population tamatavienne pour protéger ses maisons et les autres infrastructures publiques et privées. Ni les sacs de sable posés sur les toitures, ni les astuces de renforcement de toutes les ouvertures des maisons, et encore moins les simples cordages pour maintenir les portails et autres portes de garages, n’ont résisté à la force de Gezani. Maisons d’habitation, bâtiments administratifs, infrastructures sportives, établissements scolaires et universitaires, établissements de santé…, la grande majorité des constructions porte les stigmates du passage de Gezani. L’estimation des dégâts matériels sur la ville de Toamasina indique une destruction à plus de 80 % de la capitale de l’Atsinanana.
Face à la détresse de toute une population, les Tamataviens lancent un appel à la solidarité pour affronter les prochains jours, tant pour la reconstruction que pour la survie des sinistrés. Des figures connues de la ville de Toamasina, notamment les artistes chanteurs Denise et Shyn, ainsi que des membres de la diaspora malgache, ont pris des initiatives en vue d’apporter le soutien nécessaire aux sinistrés. L’entraide entre Tamataviens, comme les aides de toute nature venant de tous horizons, sont alors fortement sollicitées. Une cagnotte a également été créée.
Il faut souligner qu’outre la ville de Toamasina, les localités et régions voisines sont également fortement touchées par le passage de ce cyclone. En font partie les régions Analanjirofo et Alaotra Mangoro.
Hanitra R.




