
Poursuivie pour traite de personnes et pour faux et usage de faux, une femme a été arrêtée par le service central des enquêtes spécialisée et de la lutte contre les fraudes documentaires (SCESLFD) de la police nationale à Anosy, le 24 mars 2022. La police est parvenue à ce résultat grâce à un renseignement dénonçant la présence de cet individu dans la Capitale. Cette dernière s’était déclarée capable d’envoyer des femmes travailler à l’étranger. Nanti de ces informations, le SCESLFD a ouvert une enquête pour identifier la suspecte. Cela lui a permis de localiser son domicile et de procéder à son arrestation. Durant la perquisition de son domicile, des demandes de délivrance de passeports, des cartes d’identité et des certificats de résidence falsifiés ainsi que des faux contrats de travail ont été découverts. En possession de ces preuves, les éléments du SCESLFD ont arreté cette présumée trafiquante de personnes au siège de cette institution pour la continuité de l’enquête, laquelle a révélé l’existence de cinq femmes que cette femme comptait envoyer à Maurice. Cette dernière les a amenées ici à Antananarivo pour la préparation des leurs paperasses. L’enquête a également révélé que cette femme travaille avec un complice à l’île Maurice. Celui-ci se charge de la fourniture des contrats de travail et du financement pour la préparation des passeports. Avouant sa culpabilité, la présumée trafiquante affirme qu’elle se procure des fausses cartes d’identité et des certificats de résidence à 20 000 ariary l’unité chez un ami à elle. Elle est actuellement placée en détention préventive à la maison centrale d’Antanimora après son déferrement au parquet du tribunal à Anosy. Les cinq autres femmes qui devaient entrer clandestinement à Maurice sont, quant à elles ,mises en garde à vue auprès du SCESLFD pour la suite de l’enquête.
T.M.



