La paix au Proche-Orient est une réalité qui ne se discute plus depuis la signature de l’accord de trêve entre Israël et le Hamas. Cet accord a reçu l’onction des États-Unis et de la communauté internationale en général. Tout le monde a salué la réalisation de la première phase qui a vu la libération de six otages israéliens et de centaines de prisonniers palestiniens, le passage appuyé à la deuxième phase est plus laborieux. Les négociations entre les deux camps ne se déroulent pas aussi facilement que l’on espérait. Les propos tenus par Donald Trump, après avoir rejeté le Premier ministre Benyamin Netanyahou à Washington, ont conforté ce dernier et quelque peu refroidi les Palestiniens.
Un processus de paix laborieux au Proche-Orient
Le processus de paix est engagé, mais les exhortations de Donald Trump ne permettent pas son déroulement en toute quiétude. Son soutien appuyé à Israël est considéré par le Hamas comme de la partialité et l’organisation palestinienne rechigne à libérer les six prochains otages prévus. Le président américain avait annoncé que les États-Unis comptaient prendre le contrôle de Gaza et reconstruire les habitations détruites. Il a dit vouloir en faire la Riviera du Moyen-Orient. Il voulait déplacer sa population en Egypte et en Jordanie sans demander l’avis de ces pays et des intéressés eux-mêmes. Le refus a été évidemment catégorique. La communauté internationale a été unanime dans la condamnation de ces propos. C’est dans ce contexte qu’est survenue l’annonce du report de la libération des six prochains otages, prévue par l’accord. Le SG de l’ONU a demandé au groupe islamiste de respecter l’accord. Le locataire de la Maison Blanche, quant à lui, a promis de déchaîner un véritable enfer si les otages étaient encore retenus le 15 février prochain. Cependant, le Hamas justifie aussi ce refus par le non-respect de certaines règles par Israël, notamment l’entrave par l’armée israélienne du passage au poste frontière de Rafah dans le cadre d’une évacuation sanitaire. Les difficultés qui surgissent dans le déroulement du processus de paix ne sont cependant pas insurmontables.
Patrice RABE
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