L’ariary se porte plutôt bien en ce début d’année. La monnaie nationale affiche une appréciation modérée par rapport à l’euro et au dollar.

De 5 309 ariary pour un euro à la première séance du marché interbancaire des devises (MID), cette année ; l’euro passait hier, à 5 238 ariary. Quant au dollar, la parité est passée de 4 579 ariary en début d’année à 4 538 ariary, hier.
Modérée. En somme, la monnaie malgache a enregistré, sur cette période, respectivement une appréciation de 1,34 % par rapport à la monnaie commune européenne et une appréciation de 0,87 % par rapport au billet vert. Il s’agit d’une appréciation modérée par rapport à ces devises de référence, qui s’explique notamment par les entrées de devises saisonnières résultant des exportations de principaux produits comme la vanille, le girofle ou encore les produits miniers comme le nickel et le cobalt. Sans compter les recettes en devises tirées du tourisme, qui amorce actuellement une certaine relance. Par ailleurs, les périodes de fin et de début d’année sont propices aux transferts par la diaspora. D’un autre côté, certaines sources annoncent un ralentissement des importations de carburants et des biens d’équipement. Bref, l’offre en devises est relativement plus importante que la demande.
Effets positifs et négatifs
Pour les cambistes, cette appréciation de l’ariary implique un certain nombre d’effets positifs sur les échanges extérieurs de Madagascar. Pour ne citer, entre autres, que la baisse du coût des importations de produits essentiels comme les carburants, les médicaments, les engrais et autres biens intermédiaires. Elle permet également un allégement du service de la dette, payé en devises, notamment en dollar, monnaie majoritairement utilisée dans les échanges économiques de Madagascar. Mais il y a bien évidemment des effets négatifs, notamment pour les exportateurs, qui gagnent moins d’ariary pour chaque euro ou dollar gagné et injecté sur le marché des devises. Les économistes estiment, en tout cas, que dans le contexte actuel, le mieux serait pour l’ariary une stabilité, mais non une appréciation, et encore moins une dépréciation.
R.Edmond.


