La filariose lymphatique, connue localement sous le nom d’« Ongobe », frappe 87 districts sur 114 à Madagascar. Cette maladie, transmise par la piqûre de moustiques porteurs du parasite Wuchereria bancrofti, constitue un véritable défi de santé publique. Le vecteur principal est le moustique Anophèle, également responsable du paludisme. La contamination survient surtout la nuit, entre 22 heures et 2 heures du matin, période où les parasites passent du moustique à l’homme, informe le ministère de la Santé publique.
Infection. Bien que l’infection puisse se produire dès l’enfance, les signes apparaissent souvent des années plus tard : gonflement des membres (bras, jambes), hypertrophie du sein ou du scrotum, troubles urinaires avec du sang ou un liquide blanchâtre. Un suivi médical et une hygiène stricte des zones enflées sont indispensables pour limiter les complications.
Contrairement aux croyances, l’« Ongobe » n’est ni une malédiction ni une maladie héréditaire : c’est une infection parasitaire transmise par les moustiques, souligne le ministère de la Santé.
Narindra Rakotobe


