
Sur 109 compteurs inspectés, 18 étaient en situation d’irrégularité. Sept compteurs sont à soumettre à une expertise technique tandis qu’un cas avéré d’infraction liée à un piquage électrique avant compteur a été rapporté. Par ailleurs, des traces suspectes observées sur un autre compteur amènent à une forte suspicion de piquage. Tous les compteurs présentant des irrégularités ont été immédiatement retirés et seront analysés par les techniciens. Telles sont les données du premier jour de l’opération de contrôle lancée par la Jirama le 2 février 2026. Les abonnés et autres personnes impliqués dans des fraudes et vols d’électricité et d’eau s’exposent à des sanctions pouvant inclure des poursuites judiciaires. En effet, les vols d’énergie et d’eau portent préjudice à la société nationale d’électricité et d’eau, la Jirama, dont le manque à gagner lié à ces vols s’élève chaque année à plus de 100 milliards d’ariary. De même, ces vols ont pour impacts la dégradation de la qualité de la distribution d’électricité et d’eau, notamment la baisse de la tension électrique et de la pression de l’eau. Ce problème constitue un obstacle majeur au raccordement de nouveaux abonnés au réseau électrique et à celui de distribution d’eau en raison de leur saturation.
L’annonce de la Jirama, la semaine dernière, sur le début imminent de cette opération de contrôle était synonyme d’avertissement aux abonnés en situation d’irrégularité, abritant ou donnant accès à des vols d’électricité et d’eau. La Jirama a alors indiqué qu’un délai d’une semaine était accordé aux abonnés concernés, leur permettant de désinstaller les éventuels dispositifs mis en place pour faciliter les fraudes à l’énergie et à l’eau. Pour rappel, l’opération de contrôle est prévue de s’étendre sur une période de trois mois.
Hanitra R.


