
La journée d’hier, 26 septembre 2019, a été consacrée par le ministère de la Défense Nationale « Journée de l’Usine Militaire ». Les infrastructures réalisées en 2018 ont été inaugurées.
Seule industrie militaire de l’Océan Indien, l’Usine Militaire de Moramanga, implantée dans le fokontany de Sahafitahana, commune rurale d’Ambohibary, produit des munitions de 7,62 mm pour les besoins des forces de l’ordre du pays. Entamant la troisième année de sa phase de « croissance interne » sur la période 2017-2020, inscrite dans le business plan de 2016 élaboré lors de sa réouverture par les responsables actuels, elle s’achemine vers sa « croissance externe » à horizon 2023.
Des services aux employés. Le personnel est constitué de militaires, de civils, d’ingénieurs, de techniciens et d’administratifs. Pour leur bien-être, assurance d’une efficacité et d’un fort niveau de productivité, le ministère a eu l’idée de mettre à leur portée tous les services indispensables à un milieu qui se veut convivial. Le restaurant, le réfectoire, le café-bar et la coiffure ont été inaugurés hier, ainsi que les dix bâtiments pour les loger, comprenant vingt logements d’habitation. La remise à neuf des quinze bâtiments des cadres de maîtrise, 60 pavillons des ouvriers civils et 25 appartements des militaires, est inscrite dans le plan d’actions pour leur donner une seconde jeunesse à partir de cette année 2019.
Production aux normes. Pour son activité principale : la production de munitions, le besoin national annuel en temps de paix des deux Armes, a été dépassé de 33% pour l’année 2018. Pour 2019, il le sera de 40%. Toutefois, une mise aux normes internationales de la production est au programme. Dans ce sens, les bâtiments de production au nombre de six, ont été réhabilités. Les visiteurs ont par ailleurs, assisté à la démonstration relative aux avantages offerts par les machines de marquage de munitions par la technologie laser, permettant aux dispositifs d’être personnalisables, inalliables et indétournables. Avantages qui contribuent à la lutte contre la prolifération des munitions. En vue toujours de se hisser au niveau des normes techniques requises, les infrastructures d’alimentation en eau industrielle ont également été inaugurées dans la foulée. Elles assurent également l’alimentation en eau potable du site de la cartoucherie.
De belles perspectives. Forte de ces acquis concrétisés par les diverses réalisations présentées aux autorités, hier, l’Usine Militaire, unité industrielle à part entière, peut se targuer de contribuer à la fois à la paix et à la sécurité du pays, ainsi qu’à l’industrialisation. La diversification des activités est évoquée dans ses projets actuels, les expertises dans la fabrication de tous produits métalliques étant en abondance, épaulées par l’existence d’équipements adéquats exploitables. Au vu du dynamisme du capital humain, ils peuvent d’ores et déjà lorgner vers d’autres horizons, tels les partenariats avec des industries stratégiques étrangères. C’est ce qu’ils qualifient de « croissance externe ». La journée d’hier était ainsi bien remplie pour le personnel et la direction de l’usine militaire, ainsi que pour leurs hôtes qui, par la même occasion, ont constaté de visu à travers le cadre et l’espace extérieur, le respect de l’environnement sur ce site, avec toutes les rigueurs requises.
Respect du genre. L’autre valeur défendue par cette unité industrielle stratégique est sans doute le respect du genre en consacrant des efforts particuliers dans l’amélioration des effectifs en personnel féminin. Et pour joindre l’utile à l’agréable, l’association des femmes de l’Usine militaire, ASVUM, comme à l’accoutumée, a participé à la journée d’inauguration en accueillant le ministre de la Défense Nationale et son staff par des chants et danses folkloriques entrainants. Une petite attention qui a trouvé grâce aux yeux du ministre qui a souhaité pleine réussite à ces femmes dans leurs activités en leur offrant en guise de soutien, une importante somme d’argent destinée au renforcement des activités de l’association.
Hanitra R.