Les foyers de choléra déclarés dans les pays voisins et le danger que cette maladie peut représenter pour Madagascar justifient la mise en place de recommandations vaccinales spécifiques.
A l’heure où des épidémies de choléra sont signalées dans des pays comme les Comores, l’Éthiopie, le Mozambique, la République démocratique du Congo, la Somalie, la Zambie et le Zimbabwe, l’idée d’approvisionnement en vaccin serait prise au sérieux dans la Grande île. Les faits légitiment la position du pays. Les données communiquées par l’Organisation mondiale de la santé font état de 473 000 cas de choléra signalés en 2022. Les estimations, quant à elles, vont jusqu’à 700 000 cas. Une augmentation considérable comparée aux statistiques de l’année précédente. Un projet d’approvisionnement de vaccins permettant de lutter contre cette maladie serait actuellement en cours. Rentrant dans le cadre d’une acquisition financée par l’initiative GAVI, la procédure d’approvisionnement, bien que longue, serait lancée. Il conviendrait de noter que pour l’heure, la liste de préqualification de l’Organisation Mondiale de la Santé prend en compte trois types de vaccins anti cholériques. Ceux-ci sont administrés par voie orale.
Faits marquants
Si la volonté de préserver le pays d’une épidémie de choléra est apparente, la situation actuelle de la couverture vaccinale démontre les nombreux défis qui se dressent devant le pays. « L’objectif de 95 % de couverture pour tous les antigènes n’est pas encore atteint.» Plusieurs facteurs peuvent expliquer cette situation si l’on ne cite que le recul des indicateurs observé durant la pandémie de Covid-19 (2019-2021). Les campagnes de rattrapage qui sont actuellement une priorité nationale entendent changer la donne. Les bilans des deux dernières années attestent d’une reprise ainsi que d’une augmentation progressive des indicateurs. Les efforts initiés dans ce sens, dont le projet d’approvisionnement de vaccins de lutte contre le choléra, la rage ou encore le paludisme, restent dans cette optique de redressement.
José Belalahy