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mardi, mars 3, 2026
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Vaches laitières importées : Les groupements d’éleveurs réclament la transparence

Les groupements d’éleveurs de vaches laitières veulent être consultés en matière d’identification des races à importer.

Nombreux sont les groupements d’éleveurs de vaches laitières membres du MDB (Malagasy Dairy Board) qui veulent acquérir les nouvelles races de vaches laitières importées par l’État.

Toutefois, « nous constatons un manque de transparence dans les procédures d’attribution de ces animaux d’élevage. À titre d’illustration, le prix de vente d’une vache s’élève à 10 millions d’ariary sur le dossier d’appel à manifestation d’intérêt lancé par le ministère de tutelle alors que certains éleveurs résidant à Antsirabe, entre autres, ont pu s’en procurer à raison de 3 millions d’ariary la tête. En outre, nous avons déjà déposé des dossiers de demande d’acquisition de ces vaches laitières importées mais nous avons désisté. En effet, on nous exige une garantie énorme comme un terrain, une maison ou un véhicule. Nous ne disposons pourtant que des bœufs qui sont immatriculés en notre nom quand nous faisons des prêts. La majorité des paysans n’ont pas non plus de titre de propriété foncière car il s’agit d’héritages provenant de nos arrières arrières grands-parents », a évoqué Tolojanahary Raveloarimanana, la présidente de l’association d’éleveurs de vaches laitières FIMIVIAT de Talata-Volonondry, lors d’une conférence de presse, hier dans les locaux du MDB à Itaosy.

Identification des races. En outre, Marie A. Rahaingonirina qui est un animateur laitier encadrant 35 éleveurs de vaches laitières dont 27 femmes, dans la commune d’Antanetibe Mahazaza, revendique un prix d’acquisition des vaches importées à leur portée, soit entre 3 et 4 millions d’ariary, avec une facilité de paiement étalée sur une période de trois ans. « Les acquéreurs doivent être en priorité les groupements d’éleveurs ou les éleveurs professionnels ayant suivi des formations adéquates en la matière et non pas des businessmen. Nous réclamons ainsi une transparence sur toutes les procédures d’acquisition de ces vaches laitières importées. Par ailleurs, nous saluons l’initiative de l’État d’importer des vaches laitières dans le but d’assurer une amélioration génétique de nos cheptels. En revanche, nous devrons quand même être consultés quant à l’identification des races. À notre avis, les races holstein et pie rouge norvégienne sont bien adaptées à nos conditions climato-pédologiques. Nous réclamons également des vaches primipares et non pas des réformées afin de développer nos activités », a-t-elle ajouté.

Prix subventionnés. Interrogé sur ce manque de transparence, le Directeur général de l’Élevage a fait savoir que les prix d’acquisition de ces vaches importées varient entre 5 millions d’ariary et 10 millions d’ariary suivant la conformité et l’état sanitaire des animaux. « Les vaches gestantes ou accompagnées de leurs veaux en bon état de santé coûtent 10 millions d’ariary tandis que celles qui ne sont ni gestantes ni avec des veaux et ni en bonne conformité, avec un petit problème de santé sont vendues à 5 millions d’ariary, et ce, moyennant une facilité de paiement. L’acquéreur doit payer 3 millions d’ariary au départ et le reste sera réglé sur une période échelonnée. Ce sont en plus des prix subventionnés par l’État. Les 165 vaches laitières importées ont déjà toutes trouvé des acquéreurs. On attend ainsi la 2e vague d’importation prévue en mai prochain », a-t-il expliqué.

Propagation de maladies. Par ailleurs, les groupements d’éleveurs membres du MDB réclament l’intervention rapide des docteurs vétérinaires dans leurs sites d’exploitation face à la propagation des maladies bovines telles que la diarrhée et la mammite. Lalaina Randrianaivo, président de l’association d’éleveurs « Vina » à Manjakandriana, a témoigné, entre autres, que sa production laitière a chuté de ½ litre contre 20 litres par vache en raison de ces maladies, en l’espace d’un jour. « Nous avons aussi du mal à trouver des médicaments appropriés. Même en se déplaçant à Antananarivo, les fournisseurs avancent que c’est encore à importer. Les interventions des techniciens n’ont pas non plus lieu à temps. Une de mes vaches a ainsi péri alors que j’ai été élu meilleur éleveur lors d’un concours organisé dernièrement par MDB », a-t-il enchaîné. D’autres éleveurs à Mahitsy rencontrent le même problème en raison de la non-maîtrise de ces maladies bovines, depuis plus de deux semaines, même avec l’intervention des techniciens locaux, selon leurs dires. « Nous réclamons également la mise en service d’urgence de la machine de production d’azote liquide de FIFAMANOR qui n’est pas fonctionnelle jusqu’à présent pour assurer l’insémination artificielle des vaches », a soulevé Fanja Raharimanana, le PCA de MDB.

Navalona R.   

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